C’est l’une des adresses les plus emblématiques de Montmartre. Nichée au 11 bis, rue d’Orchampt, cette maison particulière a accueilli Dalida à partir de 1962, alors que sa carrière connaît un succès grandissant. La chanteuse tombe immédiatement sous le charme de cette propriété située dans un quartier qu’elle affectionne particulièrement. En 1975, elle expliquait d’ailleurs à la télévision pourquoi elle avait choisi de s’y installer : "J’ai toujours aimé Montmartre, j’ai trouvé que c’était tellement paisible et calme que j’ai tout de suite acheté cette maison lorsque je l’ai vue."
Avant de devenir le refuge de l’interprète de Paroles, paroles, cette adresse avait déjà une histoire. L’écrivain Louis-Ferdinand Céline y a notamment vécu plusieurs années. Dalida, elle, va progressivement transformer les lieux à son goût, en faisant évoluer la décoration au gré de ses rencontres et de ses histoires d’amour.
À l’intérieur, les photographies d’époque dévoilent une demeure chaleureuse, très éloignée de l’image parfois très sophistiquée de la star. Les bibliothèques occupent une place importante dans plusieurs pièces, tandis que des tableaux, des sculptures et de nombreux objets rapportés de voyages donnent aux différents espaces une atmosphère éclectique.
Dalida avait notamment pris l’habitude de rapporter des souvenirs de ses escapades à travers le monde. Elle accordait également une grande importance aux livres, qu’elle collectionnait au fil des années. Avec Richard Chanfray, qui partagea sa vie de 1972 à 1981, la maison évolue encore : un atelier est notamment installé au sous-sol pour permettre à celui-ci de peindre.
Sur les clichés en noir et blanc réalisés chez elle, Dalida apparaît ainsi dans un intérieur qui semble à la fois élégant et profondément personnel. Assise dans son salon, installée sur un canapé ou posant près de ses bibliothèques, elle y dévoile une facette plus intime de son quotidien.
Après 1987, la maison a été divisée en plusieurs appartements. L’un d’eux, d’environ 100 m², aurait été vendu 2,3 millions d’euros. L’adresse reste toutefois indissociable de la mémoire de Dalida, dont la tombe se trouve à quelques rues de là, au cimetière de Montmartre.