Elle a plus de 40 ans de carrière derrière elle. Christine Bravo fait partie intégrante du paysage audiovisuel des années 1990. Rappelons qu'elle a débuté en 1984 au micro de France Culture avant de devenir animatrice sur FR3 six ans plus tard, aux commandes de programmes culturels. Mais sur France 2, en présentant Frou-Frou entre 1992 et 1994 ou encore Union Libre, entre 1998 et 2002 que l'animatrice a réellement connu le succès. Chez France Télévisions, elle en a vécues des choses. Et puis, elle a vu aussi. Sur le plateau de Tout beau tout neuf (W9) jeudi 29 janvier 2026, Christine Bravo témoigne.
Géraldine Maillet interroge l'invitée du jour : "Avez-vous des regrets professionnels ?" Et c'est très franchement que l'animatrice propriétaire d'un moulin vieux de plusieurs siècles répond. "Non, aucun. Et de toute façon, je n'étais pas le genre de beauté du service public", explique-t-elle. Face aux regards curieux des chroniqueurs de Cyril Hanouna, elle poursuit alors : "Entre mecs, ils se partageaient la galette. Il y avait des scandales financiers. Et les mallettes de fric que j'ai vu passer... C'était terrible, le service public. C'était une sorte de, pas de mafia, mais... (...). Ils se serraient la louche avec le petit doigt, comme pour dire : 'Je fais partie des vôtres'." Des révélations qui surprennent ses interlocuteurs.
Christine Bravo raconte donc qu'un groupe d'hommes haut placés chez France Télévisions se partageaient de grosses sommes d'argent. Un cercle privé dont elle ne faisait pas partie, et elle sait pourquoi. "Et moi, évidemment, je n'étais pas contrôlable, je disais tout sans filtre. Ils se sont méfiés de moi comme de la peste, ils ne voulaient pas de scandale", assure l'animatrice qui a épousé Stéphane en Corse en 2022. Plus encore, elle les accuse d'avoir joué un rôle dans son évolution professionnelle : "Ils ont détruit ma carrière volontairement. Après Union libre qui cartonnait, je lance Douce France derrière et ils l'arrêtent au bout d'un an alors que ça cartonnait. Ils m'ont dit : 'Il faut changer de concept.' Ce 'ils', c'est notamment Louis Bériot (ndlr : ancien directeur des programmes de France 2), qui est mort." Des mots crus, directs, sans filtre.
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