Le 11 juin 2024, la chanson française perdait l'une de ses plus grandes icônes avec la mort de Françoise Hardy, emportée à l'âge de 80 ans après un long et courageux combat contre la maladie. Cette disparition tragique a plongé son fils unique, le chanteur et guitariste Thomas Dutronc, dans un deuil profond et particulièrement éprouvant. Fruit des amours de l'icône des années yéyé et du monument de la musique Jacques Dutronc, le musicien peine encore aujourd'hui à se remettre de la perte de celle qui était bien plus qu'une mère : une confidente et sa première fan. Dans le cadre du documentaire poignant intitulé Ce qui nous tient debout, diffusé sur France TV, le brillant artiste s'est livré avec une émotion brute sur les derniers instants de la vie de sa maman.
“Là où j’ai surtout aidé ma mère c’est qu'à un moment elle a vraiment été entre la vie et la mort. Elle est restée en réanimation 1 mois. Je trouve qu’un des pires trucs quand on est malade c’est, en plus, de ne pas être accompagné. Quand ma mère était dans le coma, on lui a passé des morceaux de moi qu’elle aimait, genre Sésame ou Aragon. Et on l’a vue un peu sourire et faire quelque chose, avoir une réaction. Alors qu’elle était censée être complètement dans le cirage, sédatée, partie. Donc c'est assez fou le pouvoir de la musique. En tout cas, chez elle c’est sûr, et peut-être chez tout le monde. Mais on a eu des moments de rigolade presque jusqu’au bout”, confie-t-il ainsi avec pudeur. Pour autant, si Thomas Dutronc s'efforce de positiver en se remémorant ces éclats de joie partagés à l'hôpital, il n'en reste pas moins profondément marqué et vulnérable face à cette nouvelle réalité sans elle.
Toujours très triste et ému à l'évocation de sa maman, Thomas Dutronc a accepté d'ouvrir son cœur sur la trajectoire sinueuse de son deuil actuel. “On a l’impression que ça va mieux la tristesse une fois que la personne est partie. C’est très très dur sur le moment mais il y a des vagues de tristesse, comme ça, qui reviennent. Je sais que je suis dans une période là… On peut pas oublier cette tristesse. Elle reste là, toujours. Donc, c’est ce manque et c’est étonnant parce qu’on ne s’attend pas à ça. On se dit que ça va passer. Une maman, en plus la mienne… Elle me protégeait beaucoup. C’était une grande force pour moi. Je serais content qu’elle soit encore là, vraiment, pour partager des choses. C’est sûr, elle me manque beaucoup.” Des mots qui résonnent avec une justesse infinie chez tous ceux qui ont un jour perdu un parent, et qui rappellent à quel point le lien qui unissait Françoise Hardy à son fils était unique.
player2
player2
player2
player2