On l'a connu dans son rôle d'Hervé Dumont avec Caméra Café. Bruno Solo s’est ensuite illustré au cinéma dans La Vérité si je mens ! et à la télévision dans des fictions comme Deux flics sur les docks. Côté vie privée, le comédien est marié à Véronique Clochepin depuis 2005. Le couple a eu une fille, Angèle, aujourd’hui âgée de 21 ans. Bruno Solo est aussi le père de Tom, le fils de sa femme qu’il a adopté alors qu’il avait 2 ans et demi. Dans le podcast Prends ta place, animé par Anthony Babkine, le comédien s’est longuement confié sur le quotidien de sa fille.
"Elle est neuroatypique, dysfonctionnelle. Et elle les a tous : elle est dyspraxique, dyslexique, dysphasique, dyscalculique. Ca se caractérise par des connexions neurologiques qui ne peuvent pas se faire", explique-t-il. Rappelons que la dyslexie touche principalement la lecture, la dyscalculie les nombres et le calcul, la dysphasie le langage oral et la dyspraxie la coordination des gestes. Et Bruno Solo de poursuivre à propos d'Angèle : "Et à la différence d'un syndrome autistique, elle, malgré tout le travail qu'elle pourra effectuer, il y a des choses qu'elle ne pourra jamais connecter. Elle sera toujours dyscalculique. Après, ce sont des enfants qui trouvent des stratagèmes parfois même des stratégies qui leur permettent ensuite de traverser l'existence avec un peu plus de confort."
Le comédien évoque ensuite les difficultés rencontrées par la jeune femme, notamment le harcèlement et l’isolement. "Elle a un frère qui s'appelle Tom qui s'occupe très bien d'elle. Il a toujours été très accompagnant, très bienveillant, explique l'heureux papa. Pour Angèle, le quotidien est un peu compliqué. Ce qu'elle envisage, ce qu'elle conçoit, ce qu'elle imagine, une fois qu'elle doit le concrétiser, elle est confrontée à des difficultés, ce qui fait qu'elle est plutôt très isolée. Elle a été beaucoup harcelée. Il a fallu qu'elle se construise envers et contre tout." Et comme son père, la jeune fille a choisi la scène comme passion : "Aujourd'hui, Angèle est une fille enthousiaste, plutôt heureuse. Elle a fait du théâtre, c'était formidable pour elle. Elle y a trouvé une bienveillance, un entourage, le sens de la troupe. Sauf que comme elle avait du mal à apprendre du fait de ses dys, elle s'est retrouvée très gênée très vite parce qu'elle n'arrivait pas au niveau, si tant est que ça veuille dire quelque chose, de ses camarades. Elle n'était pas rejetée mais elle n'était pas sollicitée. Ca a fait ressortir des choses chez elle donc on l'a retirée du théâtre." Une histoire qui fait désormais partie du passé. "Aujourd'hui, je pense qu'elle peut y retourner. Mais tout est long, beaucoup plus difficile", conclut le comédien.