Alors qu'il invite ses lecteurs à savourer chaque instant dans son nouvel ouvrage Petit traité de la jouissance - un essai résolument optimiste où il explore l'art de cultiver le bonheur -, Pascal Bataille a dû faire face à une épreuve personnelle compliquée. Invité par notre média Ode, l'animateur et producteur est revenu sur la vente de son hôtel du Cap Ferret, le Côté Sable.
Pour le visage de Y'a que la vérité qui compte, cet établissement prestigieux était bien plus qu'un simple investissement : c'était la concrétisation d'un rêve et une façon de s'ancrer dans son port d'attache en participant à la vie économique locale. Mais la belle histoire s'est heurtée à un litige avec un groupe construisant un établissement voisin, bloquant ainsi ses propres projets d'extension pour lesquels il avait fait entrer un investisseur. Un bras de fer qui s'est éternisé. "Tout ça a duré 7-8 ans. Ça a été effectivement assez épuisant à la fois psychologiquement, financièrement", confie-t-il, admettant avoir subi "la loi des affaires et du business".
Pascal Bataille explique avoir ainsi été contraint de vendre, voyant s'envoler un projet de transmission familiale qui lui tenait profondément à cœur. "Je comptais transmettre ça à mes enfants et pas du tout en faire une affaire d'argent dans une vente pour en tirer des bénéfices. L'histoire en a décidé autrement", regrette-t-il.
Tout ça n'intervenait peut-être pas pour rien
Face à cette issue, le choc a été rude : "J'ai eu quelques semaines un peu mal au ventre à l'idée de tourner cette page-là". Mais, fidèle à la philosophie de résilience qu'il prône désormais, l'homme de 66 ans a fini par accepter cette épreuve. "Je me suis dit assez vite que certainement tout ça n'intervenait peut-être pas pour rien. La maladie que j'étais en train de surmonter, le fait de tourner cette page de l'hôtel, le fait d'avoir peut-être d'autres histoires à écrire et à démarrer", relativise celui qui salue "une page de 20 ans qui se tourne".
Aujourd'hui, s'il est juridiquement lié par un devoir de non-concurrence l'empêchant d'ouvrir un nouvel établissement hôtelier sur le secteur, Pascal Bataille n'est pas contre l'idée de se relancer autrement. Il nous annonce même déjà imaginer la suite sur sa presqu'île de cœur : "Il y a d'autres choses à faire [...]. Je réfléchis notamment à un projet un peu culturel là-bas". La promesse d'un nouveau chapitre.
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