À 40 ans tout juste fêtés, Gaël Monfils donne un nouveau souffle à sa carrière. Le sportif qui s'apprête à délaisser les courts a révélé qu'il était déjà tourné vers l'avenir. Il y a une dizaine de jours, juste après sa sortie de l'US Open, le mari d'Elina Svitolina a fait cette annonce devant la presse en confiant qu'il allait commencer à travailler dans la finance l'année prochaine.
C'est au cœur de Genève que le tennisman professionnel entamera ce nouveau chapitre, en rejoignant la société de gestion de fortune Alphaswiss dès le début de l'année 2027. Cette firme ultra-sélecte, composée d'une équipe de 18 personnes, brasse des sommes astronomiques puisqu'elle gère actuellement 1,8 milliard de francs d'actifs pour une petite centaine de clients privilégiés.
Et attention, pas question pour Gaël Monfils de faire de la simple figuration. Yann Labry, le fondateur de l'entreprise genevoise, écarte formellement l'idée d'un simple "coup marketing" et assure que Gaël ne vient pas jouer les ambassadeurs de luxe. Il est bien là pour "construire une deuxième carrière dans la gestion de fortune". Dit "très organisé" et "méthodique", ce sont ces traits de personnalité qui ont totalement séduit son futur patron lors de leur première rencontre il y a un an et demi à Genève. Loin des regards indiscrets, l'athlète s'est d'ailleurs préparé dans l'ombre avec beaucoup de sérieux : il a suivi des formations et même effectué des stages dans des banques suisses pour maîtriser les rouages du monde de l'investissement.
Cette reconversion s'inscrit par ailleurs parfaitement dans son quotidien en Suisse. Le champion est en effet établi depuis près de vingt ans sur les hauteurs du lac Léman. C'est d'ailleurs là-bas, à quelques kilomètres de Nyon, qu'il a épousé la championne ukrainienne Elina Svitolina en 2021. Un cadre de vie qu'il affectionne depuis longtemps et qu'il l'avait même poussé à acheter une villa en 2009, rappelle La Tribune de Genève, à la même époque que son ami Jo-Wilfried Tsonga.
En se lançant ce nouveau défi, Gaël Monfils suit ainsi les traces d'autres sportifs célèbres qui ont troqué le maillot pour la finance suisse, à l'image du pilote de Formule 1 Romain Grosjean, qui s'était essayé au métier d'assistant gestionnaire en 2009.