Le 25 septembre 2025 restera une date marquante pour l’ancien président de la République. Nicolas Sarkozy a été condamné à cinq ans de prison, assortis d’un mandat de dépôt à effet différé, ainsi qu’à une amende de 100 000 euros. Le tribunal a évoqué des "faits d'une gravité exceptionnelle de nature à altérer la confiance des citoyens en ceux qui les représentent". La décision s’accompagne également d’une interdiction des droits civiques, civils et de famille pendant cinq ans, ainsi qu’une inéligibilité de la même durée. L’ancien chef d’État connaîtra sa date d’écrou le 13 octobre prochain, même s’il pourra ensuite demander une mesure de liberté. Malgré cela, Nicolas Sarkozy a affirmé dans les colonnes du JDD ne "rien vouloir changer" à sa façon de vivre. Père de quatre enfants, Pierre et Jean, nés de son mariage avec Marie-Dominique Culioli, Louis issu de son union avec Cécilia Attias, et Giulia qu’il a eue avec Carla Bruni, Nicolas Sarkozy a raconté quelques scènes récentes de son quotidien, désormais marqué par cette affaire judiciaire. "Tôt ce matin, je suis parti faire mon jogging quotidien. J'ai été interpellé une soixantaine de fois. Des voitures s'arrêtaient, des gens me lançaient : 'C'est insensé!' ; 'On a honte de ce qui se passe !'", a-t-il relaté à nos confrères.
Présent dans les tribunes du Parc des Princes le 27 septembre lors de la rencontre PSG–Auxerre, l’ancien président a assuré qu’il ressent un climat de solidarité autour de lui. Il s'est notamment souvenu d’un déjeuner avec Carla Bruni et leur fille Giulia, marquée par sa condamnation : "Avant de vous rejoindre, je déjeunais au restaurant avec mon épouse et ma fille - ma fille n'est pas allée à l'école aujourd'hui, pour les raisons que vous pouvez imaginer. Lorsque je suis sorti du restaurant, la salle s'est levée et m'a applaudi. Donc je vois bien que la sidération étreint tout un chacun, bien au-delà des clivages politiques". Nicolas Sarkozy a conclu en citant une figure de la Révolution française pour dénoncer ce qu’il considère comme une justice de règlements de comptes : "Beaucoup de gens ont peur de ces excès, de l'injustice, de cette ambiance de règlements de comptes. Saint-Just, le bien mal nommé, est de retour. Il disait : 'Prouvez votre vertu, ou entrez dans les prisons'". Trois jours après sa condamnation à cinq ans de prison ferme, Nicolas Sarkozy a choisi de passer un moment privilégié avec sa famille. Comme l’a révélé Closer, l’ancien chef de l’État a été aperçu le dimanche 28 septembre dans les allées du bois de Boulogne, non loin de sa résidence de la villa Montmorency. Vêtu de noir, le septuagénaire courait aux côtés de sa fille Giulia, bientôt âgée de 14 ans, tandis que Carla Bruni les suivait à proximité, installée sur une trottinette. Le magazine souligne la complicité évidente entre le père et sa cadette, très attachée à son papa, qu’elle défend volontiers malgré ses maladresses d’adolescente.
À quelques jours de son incarcération, Nicolas Sarkozy profite pleinement de ces instants avec ses proches, conscient des épreuves qu’ils traversent à ses côtés. Dans le long entretien accordé au Journal du dimanche, il avait tenu à rappeler combien sa famille représentait un soutien essentiel : "La seule chose qui peut m'affecter, c'est la souffrance que ma famille et mes amis ressentent. Ils savent qu'ils sont ma force. Je les aime tant et les admire car ils subissent tout cela avec beaucoup de dignité et de courage. Ça me peine pour eux parce que je ne veux pas imposer à Carla, à mes fils et à ma fille toute cette épreuve".
Le dimanche, après son footing familial, Carla Bruni lui a offert un nouveau moment de tendresse. Comme le montre une vidéo publiée sur son compte Instagram, la chanteuse attendait Nicolas Sarkozy dans son bureau. "Je peux te jouer une chanson mon amour ?", lui a-t-elle demandé. Et l’ex-président de répondre avec simplicité : "Avec plaisir". Assise à son piano, Carla Bruni a alors interprété Let it Be des Beatles, en guise de réconfort musical.
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