Il avait une voix inimitable. Une voix qui lui a permis d’interpréter des rôles charismatiques comme dans Nikita, L’Ours ou encore Bad Boys et plus récemment Belle et Sébastien. Tchéky Karyo s’est éteint à l’âge de 72 ans laissant derrière lui sa compagne Valérie Keruzoré et ses trois enfants. L’annonce de la mort de l’acteur a été faite ce vendredi 31 octobre 2025.
Et il y a moins d’un mois, le public avait pu le voir aux côtés de sa famille lors d’un événement cinématographique prestigieux. Atteint d’un cancer, Tchéky Karyo était tout de même présent au festival Cinéroman de Nice, consacré au septième art et à la littérature. Il n’était pas seul puisque ses deux plus jeunes enfants, Louise et Liv Karyo, se sont affichés aux côtés de leurs parents pour l’occasion.
La tribu était unie avant le pire pour une bonne raison : l’artiste a en effet reçu le Prix Genius de Cinéroman. Cette récompense est un prix d’honneur qui salue la carrière d'un lauréat. Et c’est avec ses proches qu’il a été le récupérer lors de la cérémonie de clôture du festival le 4 octobre 2025. Il s’agissait de la dernière apparition publique de l’acteur.
Tchéky Karyo a été marié à l’actrice française Isabelle Pasco (vue notamment dans Chacun sa vie de Claude Lelouch), dans les années 1990. C'est avec une autre femme qu'il est ensuite devenu père pour la première fois. En 2007, sa fille Liv a elle-même eu un fils, prénommé Daniel. Mais à 59 ans, le grand-père a eu avec Valérie Keruzoré (vue dans la série Kaamelott) deux autres enfants : une fille de 12 ans appelée Louise et un garçon de 9 ans dont on ignore le prénom.
À l’approche de la soixantaine, il n’avait toutefois pas caché ses doutes sur une paternité tardive mais se disait très heureux d’avoir eu ses enfants. Il avait tenu à offrir ce cadeau à sa compagne après 10 ans d’amour.
Emporté par un cancer, le comédien avait gagné le César du meilleur espoir masculin pour La Balance en 1982. Il avait beaucoup tourné avec Luc Besson (qui a officialisé sa relation avec une personnalité connue). Né à Istanbul d’un père turc et d’une mère grecque, Tchéky Karyo, d’une famille juive d’ascendance espagnole, avait grandi à Paris mais s’était aussi fait remarquer à Hollywood. Un itinéraire unique dans le monde du cinéma français, qui perd un membre prestigieux de sa “famille” lui aussi.

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