Les images des flammes ont laissé place à celles d’un territoire meurtri. Depuis le début de l’été, plus de 42 000 hectares ont brûlé en Gironde, tandis que les Landes ont perdu plus de 3 500 hectares. Derrière le désastre environnemental, ce sont aussi des familles évacuées, des maisons détruites, des souvenirs disparus et toute une économie estivale qui est bousculée. Face à l’ampleur de la catastrophe, plusieurs personnalités particulièrement attachées à la région ont décidé de prendre la parole.
Guillaume Canet est de celles-là. Dans une vidéo publiée sur Instagram, l’acteur et réalisateur apparaît seul face à la caméra pour délivrer un long message. Visiblement touché, il commence par rendre hommage à tous ceux qui se sont battus contre les flammes. "Je tenais à redire à quel point j’ai été ému, bouleversé, et admiratif du travail que les pompiers professionnels et volontaires ont fait pour combattre ces flammes, mais aussi les bénévoles", confie-t-il. Il n’oublie pas non plus les agriculteurs venus prêter main-forte, parfois de très loin : "On est bien content une fois encore d’avoir nos agriculteurs." Mais sa pensée va surtout aux victimes. "J’ai une pensée particulière à tous les habitants, les sinistrés, qui ont perdu leurs voitures, leurs maisons, leur vie entière, leurs souvenirs, des maisons de génération en génération", poursuit-il.
Une détresse à laquelle l'ex de Marion Cotillard se dit particulièrement sensible, assurant savoir "personnellement à quel point c’est traumatisant de perdre tout cela". L’acteur ne voulait cependant pas se contenter d’un message de soutien. Il explique avoir contacté trois associations : la Croix-Rouge française, le Secours populaire et la Fondation de France. Après avoir lui-même décidé de faire un don, il leur a proposé son aide et a compris que sa notoriété pouvait servir. "Ils m’ont expliqué qu’ils avaient absolument besoin d’avoir des gens comme moi qui puissent communiquer et faire un appel aux dons", raconte-t-il. Guillaume Canet a donc partagé les liens permettant de contribuer aux actions des trois organisations, tout en prenant soin d’expliquer à quoi l’argent peut servir. Hébergement, nourriture, eau, matériel de première nécessité, soutien psychologique et sanitaire, accompagnement dans les démarches administratives : l’aide devra se poursuivre bien après l’extinction des dernières flammes.
Son engagement n’a rien d’anodin. "Moi ça fait 35 ans que je viens dans cette région, que j’aime cette région, que j’ai des amis partout", rappelle Guillaume Canet. Un attachement qui explique aussi pourquoi il souhaite participer, à son échelle, à la reconstruction. Jérémy Frérot a lui aussi choisi Instagram pour s’adresser directement à sa communauté. Face caméra, le chanteur ne cache pas son émotion après un mois de juillet difficile. "Je vous avoue que c’était un mois de juillet assez amer puisque j’ai vu la Gironde partir en fumée avec nos souvenirs finalement". Pour celui qui est profondément lié au bassin d’Arcachon, voir les forêts et les sentiers disparaître est particulièrement douloureux. "Tous nos souvenirs sont partis en fumée en voyant ces arbres et ces sentiers attaqués par les flammes", confie-t-il.
Mais une autre inquiétude commence désormais à émerger, celle de l’après-incendie. Les images spectaculaires des feux ont fait fuir une partie des visiteurs. Pourtant, c’est à cette période que de nombreux professionnels du bassin d’Arcachon réalisent une part essentielle de leur activité pendant l’été. "Les touristes sont partis et nous, sur le sud du bassin d’Arcachon, on est en train de pâtir de cela", alerte Jérémy Frérot. Son message est donc très concret : il veut faire revenir les vacanciers. Le chanteur rappelle que la ligne TER a rouvert, que les plages sont accessibles et que l’autoroute permet de rejoindre le secteur. "Il reste août pour venir profiter de chez nous", insiste-t-il. "J’espère très fort que les gens vont venir chez nous en août. Nous vous attendons tous", lance-t-il, avec l’espoir de voir "ce bassin d’Arcachon rayonner encore".
Une inquiétude que partage pleinement Thierry Marx. Interrogé dans Le Parisien dimanche du 2 août 2026, le chef étoilé dresse un constat particulièrement préoccupant pour les professionnels de Gironde et des Landes. Selon les remontées dont il dispose, "environ 90 %" des restaurateurs et hôteliers situés dans les zones concernées seraient impactés. Pour Thierry Marx, la solidarité passe donc aussi par le retour des clients. "Nous avons besoin que les clients soient là. Il faut absolument éviter de faire fuir les touristes", martèle-t-il. "Personne n’a baissé les bras. Il faut continuer à dire aux touristes de venir. Le contraire serait catastrophique économiquement", insiste-t-il avant de lancer un appel sans ambiguïté : "Ne laissez pas tomber la Gironde et les Landes. Venez ! Soyez prudents, mais venez !"