Il a beau avoir quitté depuis longtemps les Alpes-de-Haute-Provence pour construire sa carrière à Paris, Cyril Féraud n’a jamais coupé le lien avec sa région natale. À 41 ans, l’animateur conserve une tendresse particulière pour Digne-les-Bains, la ville où il est né et où il a passé une grande partie de son enfance et de son adolescence. Un attachement qui passe par les souvenirs, mais également par les odeurs.
On sait à quel point les odeurs peuvent nous replonger dans nos souvenirs et Cyril Féraud nous livre ici un exemple saisissant. Interrogé par ICI sur ce qui lui rappelle encore aujourd’hui sa région, l’animateur de Fort Boyard n’a d’ailleurs pas eu besoin de réfléchir très longtemps. Chez lui, une senteur familière suffit à le ramener plusieurs décennies en arrière. "Ça sent toujours la lavande chez moi, car, figurez-vous que j’ai la chance d’avoir une petite maison avec un jardin, et il y a de la lavande dans mon jardin", raconte-t-il. Un petit luxe qui semble compter beaucoup pour celui qui enchaîne les projets professionnels. Lorsqu’il parvient enfin à s’accorder un moment de calme, son jardin devient ainsi une véritable parenthèse.
"Quand je me pose dans le jardin, d’avoir cette odeur de lavande qui me revient régulièrement dans la journée, c’est un bonheur et ça me replonge dans mon enfance", poursuit-il. Derrière cette simple plante se cache en réalité toute une partie de son histoire. Cyril Féraud a grandi au cœur d’un territoire où la lavande fait partie intégrante du paysage. "Je suis resté très attaché à ma région, c’est vraiment toute mon enfance, les Alpes-de-Haute-Provence", confie-t-il. Et lorsqu’il évoque Digne-les-Bains ou Sisteron, autre ville qu’il décrit comme l’une de ses "villes de cœur", les souvenirs reviennent en cascade. L’animateur se rappelle d’une enfance passée en grande partie dehors. Des journées rythmées par les montagnes et les activités en plein air. "J’ai vraiment des souvenirs de mon enfance à faire du vélo dans la montagne, à faire des randonnées, à me balader dans les champs de lavande qui n’étaient pas très loin", se remémore-t-il.
La nature reste d’ailleurs essentielle à son équilibre aujourd’hui. Pour Cyril Féraud, "il n’y a pas plus chouette" que la montagne lorsqu’il s’agit de se ressourcer. Un besoin sans doute hérité de ces années passées dans les Alpes-de-Haute-Provence, dans l’un des départements les plus ensoleillés de France. Une météo qui lui a également laissé quelques habitudes. "J’ai grandi avec le soleil et il a fallu s’adapter à Paris lorsque je me suis installé à Paris quelques années après parce que ce n’était pas le même climat", plaisante-t-il. Ses étés avaient également un autre parfum, celui des journées passées au bord de l’eau. "J’ai toujours adoré l’eau, donc j’adorais passer l’été à la piscine municipale", raconte le père de famille. Des moments simples qu’il décrit aujourd’hui encore comme de "bons souvenirs".
Son lien avec Digne-les-Bains est d’autant plus fort qu’il connaît la ville dans ses moindres détails. Lorsqu’il en parle, l’animateur cite spontanément le boulevard Gassendi, qu’il présente avec affection comme les "Champs-Élysées dignoises". Cette grande avenue bordée de platanes et de commerces reste pour lui l’un des endroits emblématiques de la préfecture des Alpes-de-Haute-Provence. Il se souvient aussi du Jardin botanique situé dans le jardin du collège qu’il fréquentait lorsqu’il était enfant, ou encore du Géoparc. Des lieux auxquels il reste attaché. "J’ai toujours un peu cette nostalgie-là. Plus personne de ma famille n’y habite, mais j’aime toujours aller y faire un petit tour pour voir comment ça a évolué", reconnaît-il. Au début du mois d’août, Cyril Féraud avait justement eu une belle occasion de renouer avec ses racines. L’animateur était revenu à Digne-les-Bains pour devenir le parrain de la 80e édition du Corso de la lavande, organisée du 31 juillet au 4 août.
Cette année, le symbole était particulièrement fort puisque le maire Julien Di Benedetto lui a remis la médaille d’honneur de la ville. Une distinction qui l’a forcément ému ."Le petit garçon qui défilait au Corso est fier d’avoir réalisé ses rêves", a-t-il confié. Des rêves qui l’ont conduit à devenir l’un des visages les plus présents de France Télévisions. Ce samedi 29 août, les téléspectateurs le retrouveront notamment aux commandes du dernier numéro de la saison 2026 de Fort Boyard, diffusé à 20 h 50 sur France 2. Tibo InShape, Ladji Doucouré, Major Mouvement, Yoann Riou, Élodie Clouvel et Julie Bourges tenteront d’y récolter un maximum de boyards au profit des associations Trakadom et Douze février.