La grande finale se rapproche à grands pas. Ils ne sont plus que cinq à espérer brandir le fameux trophée de la Star Academy : ce samedi 17 janvier, Bastiaan, Ambre, Sarah, Victor vont se battre pour obtenir une place pour les demi-finales des deux prochaines semaines. Léa, elle, a déjà obtenu une immunité. Cela fait deux mois et demi qu'ils ont pris leurs quartiers dans le château de Dammarie-les-Lys. Coupés du monde, ils ont dû remettre leur téléphone à la production de l'émission une semaine avant le début du tournage. Un isolement difficile pour une génération née sur les réseaux sociaux, d'autant plus à la fin de l'aventure. "C’est la première fois qu’ils passent autant de semaines sans téléphone. Ils vivent cette expérience comme une colonie de vacances. Et quand je leur demande si le téléphone leur manque, ils répondent non. À la sortie, certains ne veulent même pas le rallumer tout de suite. Il y a un sas de décompression", explique Nikos Aliagas dans les colonnes du Parisien ce samedi 17 janvier.
Fidèle au poste de présentateur du programme depuis vingt-cinq ans, le mari de Tina Grigoriou essaye d'accompagner les académiciens du mieux qu'il peut : "L’essence même de l’émission, ce sont ces gamins qui étaient, il y a encore trois mois, spectateurs chez eux, et se retrouvent soudain sous les feux de la rampe. C’est sublime, mais il faut être solide. J’en ai vu passer en vingt-cinq ans… Au début, ils s’éclatent. Puis ils réalisent l’exigence. Apprendre plusieurs chansons par prime, être à la hauteur d’artistes confirmés, avoir de la repartie, gérer ses émotions. On leur demande énormément. Alors je leur parle hors caméra, je les accompagne. La télé, c’est de l’humain", confie le Grec de 56 ans à nos confrères, avant de partager les précieuses recommandations qu'il donne à ces graines de stars : "Je leur conseille toujours de se retrouver d’abord, de rentrer chez eux, de revoir leurs proches avant de plonger dans les messages et les réseaux. Vous avez été filmés en permanence. Il faut reprendre ses repères. Passer de 100 à 100 000 abonnés, c’est un choc. Il ne faut pas perdre la tête."
Nos confrères du Parisien se sont également entretenus avec Estelle Rivet, la directrice de la communication et du digital chez Endemol France. Elle donne plus de détails sur les précautions prises par la boîte de production pour éviter que les candidats ne soient trop déstabilisés par le sevrage des communications numériques. "Ils peuvent anticiper le moment où ils vont s’en séparer et dire au revoir à leurs familles. Ils s’habituent très vite à ne plus l’avoir. Ils sont déjà dans l’aventure avant même d’entrer au château", explique-t-elle à propos du choix d'Endemol de confisquer les portables une semaine avant le début de la Star Academy. "Le lendemain de l’élimination, une personne de la production leur rend leur téléphone. On leur détaille tout ce qui s’est dit pendant leur absence, le positif comme le négatif. On préfère tout dire, les préparer, plutôt que de les laisser seuls face aux réseaux sociaux. Et on leur apprend à se protéger", continue-t-elle, avant de préciser que la production propose "des outils de filtrage des commentaires, un accompagnement juridique si nécessaire, et une psychologue" aux élèves afin de s'assurer de leur bonne expérience dans la téléréalité.
Le passage de l'ombre à la lumière peut s'avérer très brutal, plussoie Léo, éliminé le 13 décembre dernier, auprès du Parisien. "C'est une nouvelle vie qui commence très vite. On sort d'une bulle. Le soir de l'élimination, ça a été dur mais on est très bien entourés, par la production et par les anciens. Quand on rallume le téléphone, il explose. C'est une vague d'amour. Il y avait tellement de messages", confie-t-il, tandis que la production ajoute que "c'est très impressionnant à voir". Réponse ce soir pour savoir qui des candidats encore en lice va vivre ce tourbillon d'émotion.