Alors qu’elle s’apprête à dévoiler une part très intime de son histoire dans l'ouvrage Warszawa, Sophie Marceau se livre aussi sur un sujet particulièrement sensible. Dans le nouveau numéro de Paris Match, en kiosques ce jeudi 8 octobre 2026, la comédienne est interrogée sur Patrick Bruel, avec lequel elle avait partagé l’affiche de Tu veux ou tu veux pas, en 2014. Une ancienne séquence de promotion du film a récemment refait surface sur les réseaux sociaux. On y entendait le chanteur déclarer : "Ce qui est difficile, c'est de résister pendant des semaines à Sophie Marceau." Des images qui ont conduit le magazine à interroger l’actrice sur son regard, aujourd’hui, sur cette séquence.
Sophie Marceau ne cherche pas à réécrire le passé. Et elle tient d’abord à rappeler qu’elle n’avait pas, à l’époque, réagi à cette phrase : "Si j'avais eu un truc à dire, je l'aurais dit. Je l'ai déjà fait quand on m'a emmerdée. Méfions-nous des choses sorties de leur contexte. J'ai moi-même vu une affiche retouchée de ce film où on nous met dans une position très ambiguë, qui n'a rien à voir avec l'affiche originale." La comédienne connaît Patrick Bruel depuis longtemps, mais leur collaboration au cinéma est restée limitée à ce seul long-métrage de Tonie Marshall. Et si leurs rapports se sont ensuite distendus, elle assure que ce n’était pas en lien avec les faits aujourd’hui reprochés au chanteur. "Evidemment. Je connais Patrick depuis très longtemps. Ensemble, nous n'avons fait que ce film et je me suis un peu fâchée avec lui à la fin, mais absolument pas pour des histoires comme ça. On était en froid depuis et je le regrette, lance la star de La Boum. Mais il faut que ces femmes soient entendues et que justice soit rendue à celles qui le demandent. Je n'ai pas suivi Patrick Bruel sur ses concerts, mais c'était un chanteur populaire, qui a commencé très jeune. Quand les gens ont beaucoup de succès, qu'on les aime, que les filles arrachent leur soutien-gorge en concert, c'est difficile de ne pas perdre la tête, de ne pas se penser au-dessus de tout. Mais ça n'autorise pas à commettre des abus. Il faut être responsable de ses actes, parce qu'un jour ou l'autre on doit les affronter."
Elle n'est pas la seule à prendre la parole à propos de l'affaire Patrick Bruel. Récemment, Michel Drucker s'est lui aussi exprimé. "Je ne dirai rien de Patrick", a-t-il lancé à Télé Star. Et l'animateur de Vivement dimanche de lâcher tout de même quelques mots : "Juste que la première personne à qui j'ai pensé, c'est sa maman, qui a plus de 90 ans." Des mots qui prennent une résonance particulière alors que Patrick Bruel est actuellement mis en examen dans quatre affaires de violences sexuelles et placé sous le statut de témoin assisté dans quatre autres dossiers. Le chanteur conteste l’ensemble des faits qui lui sont reprochés.
Patrick Bruel reste présumé innocent des faits qui lui sont reprochés jusqu'à la clôture de ces affaires.