Sophie Marceau s’apprête à dévoiler une nouvelle facette de son histoire. Après La Souterraine, publié en 2023, la comédienne se lance cette fois dans un récit autobiographique baptisé Warszawa, à paraître le 29 octobre chez Seghers. Un livre très personnel puisqu’elle y revient sur son histoire avec le cinéaste polonais Andrzej Zulawski, avec lequel elle a vécu dix-sept ans et qui est le père de son fils aîné, Vincent. désormais âgé de 31 ans - elle est pour rappel également maman de Juliette, 24 ans et dont le père est le producteur américain Jim Lemley. Mais cette fois, c’est aussi le regard de ce dernier qui se retrouve au cœur de ses confidences.
Ecrire sur une histoire aussi intime n’a rien d’anodin. Sophie Marceau raconte avoir voulu replonger dans cette période, sans chercher à tout expliquer ni à régler des comptes. Dans son entretien accordé à Paris Match, en kiosques ce jeudi 8 octobre 2026, elle explique ce que cette expérience littéraire a fait remonter en elle. "Il y a plein de trous, de manques, mais je n’ai pas redécouvert notre histoire. J’aurais même envie de dire que je n’ai pas assez fait mon travail de recherche sur les détails, même si ce n’était pas le but. Je déteste le passé, explique la star du film culte La Boum. Il s’agissait de trouver des parallèles entre ces deux personnes qui n’ont rien à faire ensemble, puis une vie, une histoire, un enfant, des films… C’est quand même bizarre. Donc, j’ai voulu parler de lui, parler de moi, et voir où ça menait. L’écriture déclenche une mémoire ; soudain vous découvrez des choses, comme en thérapie. C’est un dialogue avec soi-même, de s’entendre parler, de se lire… C’est très particulier, et j’adore ça. Je suis chez moi, dans ma bulle, et je voyage. Je crois que j’aime plus écrire que raconter des histoires."
Un travail forcément particulier pour Vincent, directement concerné par cette histoire. La comédienne précise qu’elle ne l’a pas impliqué dans le processus d’écriture, mais reconnaît avoir eu quelques appréhensions : "Vincent et moi lisons beaucoup, donc on parle souvent de littérature. C’est quelqu’un en qui j’ai confiance, c’est pour ça que j’ai un peu la trouille de lui donner ça : 'Tu as vécu près de dix-huit ans avec mon père, et tu n’écris que si peu de pages ?' Je lui ai répondu : 'Je fais ce que je peux !' Maintenant que ce livre est prêt, je crois qu’il a peur lui aussi. Donc il a mis une petite distance que je comprends très bien et que je respecte."
Avec Warszawa, Sophie Marceau ne cherche donc pas seulement à raconter une ancienne histoire d’amour. Présenté comme une longue lettre à Andrzej Zulawski, le livre revient sur leurs trajectoires, leurs années entre la France et la Pologne, leur fils et une relation qui, au fil du temps, a aussi connu des zones plus sombres. Le résumé de l’ouvrage évoque ainsi "l’emprise, l’obsession, le contrôle" avant la nécessité de se libérer. Le cinéaste est mort en 2016. Dix ans plus tard, Sophie Marceau choisit donc de revenir sur cette histoire avec ses propres mots. Et Vincent se retrouve forcément au cœur de ce récit, lui qui est né de cette relation et qui doit désormais découvrir certains souvenirs familiaux à travers le regard de sa mère.