Après Menteuse (éditions Stock) et La Souterraine (éditions Seghers), Sophie Marceau publiera son troisième livre le 29 octobre prochain. La comédienne de 59 ans y retrace son histoire d’amour avec le cinéaste polonais, avec qui elle a vécu dix-sept ans et qui est le père de son fils aîné, Vincent, aujourd’hui âgé de 31 ans. Pensé comme une longue lettre à son ancien compagnon, décédé en 2016, ce récit autobiographique revient sur leurs trajectoires, leurs années entre la France et la Pologne, leur fils et une relation qui a aussi connu, au fil du temps, des zones plus sombres. Le résumé du livre évoque ainsi "l’emprise, l’obsession, le contrôle", puis la nécessité de se libérer.
Interrogée par Le Figaro pour la promotion de Warszawa ce dimanche 25 octobre, Sophie Marceau est revenue sur sa relation avec cet homme qui a tant marqué sa vie. Quand notre confrère lui demande ce qui l’a attirée chez le cinéaste, l’actrice de La Boum se souvient : "Il m’a offert un socle. Une maison, une famille, une stabilité (…) J’avais besoin d’un cadre et il me l’a offert." Mais cette vie rassurante n’est pas la seule facette d’Andrzej Zulawski qui l’a séduite. "Pour moi qui ne suis pas allée à l’école, il m’a ouvert l’esprit, fait découvrir l’humain dans tout ce qu’il y a de plus intelligent, original, concerné", continue-t-elle, "Il m’a appris à penser, à échanger. Il m’a initiée à l’humour, à la lecture, à la Pologne, à la poésie et, surtout, il m’a fait comprendre qu’il n’y a pas qu’une seule façon de voir les choses."
Leur relation avait pourtant une part d’ombre, que Sophie Marceau aborde dans son livre : isolement, jalousie et même violence. De 26 ans sa cadette, elle vivait en retrait avec lui et voyait peu d’amis. Elle a néanmoins choisi d’en tirer une "conclusion positive". "J’ai dix mille raisons de lui en vouloir", poursuit-elle, "Mais il m’a permis d’être ce que je suis aujourd’hui." Consciente que tout n’était pas "noir ou blanc", elle estime que cette histoire était plus intéressante que ce qu’on lui proposait ailleurs. "Je suis en paix", conclut-elle.