Tout est parti d’un incident qu’il décrit lui-même comme "le truc le plus basique, le plus banal et le plus inintéressant du monde". Le 30 janvier dernier, alors que le journaliste quitte RTL après sa matinale et enfourche son vélo électrique pour rejoindre un autre rendez-vous sur l’avenue Marceau, à Paris, il heurte un nid-de-poule. La chute est brutale. La batterie de son vélo percute violemment son tibia. Le diagnostic tombe rapidement, il souffre d’une double fracture tibia-péroné.
Invité sur le plateau de C à vous le 27 février, Thomas Sotto revient avec précision sur les circonstances, encore marqué par l’événement. Transporté à l’hôpital, il est opéré le soir même. Le lendemain, il publie une photo depuis son lit, plaisantant pour rassurer ses proches. Mais derrière l’humour, la réalité est plus lourde : arrêt forcé, immobilisation, et une rééducation qui s’annonce très très longue. "De toute façon, je n’ai pas le droit de poser le pied par terre pendant six, voire sept semaines. Donc, tout est très compliqué", confie-t-il face à Mohamed Bouhafsi.
Les gestes du quotidien deviennent un défi. Se déplacer, travailler, organiser ses journées, tout demande adaptation. Lui qui enchaînait les rendez-vous et les directs découvre soudain la contrainte de l’immobilité. Sur le moment, il se souvient avoir pensé à son agenda chargé, aux engagements prévus dans l’après-midi. Puis vient une forme de prise de recul. "En même temps, c’est un apprentissage. Vous savez, le moment où vous vous retrouvez par terre sur le boulevard, alors que vous sortez de RTL, c’est la fin de la matinale, le vendredi et vous allez aller à un autre rendez-vous, vous avez trois trucs prévus dans l’après-midi. Vous vous dites : “Tiens, qu’est-ce qui se passe ?” Tout s’arrête" raconte-t-il.
Le journaliste évoque même un sentiment étrange au lendemain de l’opération. Les messages affluent, les rumeurs circulent. Certains parlent d’un bus, d’un choc plus grave encore. "J’ai eu l’impression d’assister à mes obsèques", lâche-t-il, décrivant ce moment où l’on reçoit des témoignages bouleversants comme si l’on n’était plus là pour les entendre. Rapidement, des réactions politiques émergent sur les réseaux sociaux. Certains s’emparent de son témoignage pour dénoncer l’état des chaussées parisiennes. Mais Thomas Sotto choisit de ne pas entrer dans la polémique. "J’ai dit ce que j’avais à dire", tranche-t-il, refusant que son accident devienne un argument de campagne.
En journaliste expérimenté, il mesure la portée d’une simple story publiée depuis un lit d’hôpital. Il observe avec distance la manière dont un fait divers personnel peut être instrumentalisé. "En même temps, c’est un apprentissage", explique-t-il. Être "symboliquement à terre", selon ses mots, invite à réfléchir. Cette période devient l’occasion de reconsidérer ses priorités. Malgré tout, Thomas Sotto rassure : il va mieux.
S’il doit encore composer avec l’interdiction de poser le pied au sol, il a repris progressivement l’antenne. La rééducation sera longue, mais le moral semble solide.
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