Le chef Jean Imbert, soupçonné de violences conjugales, est "entendu" depuis lundi matin par la police sous le régime de la garde à vue et répond à "toutes les questions des enquêteurs", ont indiqué ses avocates Jacqueline Laffont et Julie Benedetti à l'AFP. Le chef de 45 ans "s'est rendu à son audition avec de nombreux documents, pièces, autant d'éléments matériels solides qui étayent sa version des faits. Il répond à toutes les questions des enquêteurs", a précisé sa défense.
L'ancien gagnant de Top Chef, devenu l'une des stars de la gastronomie française, avait fait l'objet de plusieurs témoignages d'ex-compagnes, dénonçant des violences conjugales qu'il conteste. Il a notamment été visé par une plainte à l'été 2025, déposée par l'ancienne comédienne Lila Salet, 35 ans, pour des faits qui remonteraient à 2012-2013.
Une enquête a été ouverte au parquet de Paris pour violences par conjoint ou concubin et confiée au commissariat du 16e arrondissement, avait indiqué à l'AFP en avril le ministère public, se refusant alors à communiquer "le nombre et l'identité" des plaignantes, "tant pour le respect de leur intimité que pour préserver les chances de prospérer de l’enquête".
En mars, une autre ex-compagne de Jean Imbert, l'ancienne Miss France Alexandra Rosenfeld, 39 ans, avait indiqué à l'émission Complément d'Enquête avoir déposé plainte à son tour, pour des violences survenues au cours de leur relation entre 2012 et 2014. Ses déclarations portent sur des faits de violences physiques qu'elle affirme avoir subis en octobre 2013. Selon les éléments de sa déposition, cet épisode se serait produit pendant le tournage d'un programme télévisé de la chaîne M6, émission que le couple co-animait alors. Alexandra Rosenfeld accuse Jean Imbert de lui avoir fracturé le nez à cette occasion.
Parallèlement au déroulement de cette procédure judiciaire, des changements notables ont été actés concernant les activités professionnelles de Jean Imbert. Depuis plusieurs mois, le chef cuisinier s'est mis en retrait de la gestion opérationnelle de plusieurs établissements de restauration haut de gamme avec lesquels il collaborait.
Cette réorganisation s'est notamment traduite par la suspension de ses activités au sein de l'hôtel Le Martinez, situé à Cannes. Par ailleurs, le 15 avril dernier, la direction de l'hôtel Plaza Athénée, situé à Paris, avait diffusé un communiqué officiel. Ce document indiquait que Jean Imbert n'exerçait plus la fonction de chef des cuisines de leur restaurant étoilé.
Jean Imbert reste présumé innocent des faits qui lui sont reprochés.