À 60 ans, José Garcia n'envisage visiblement pas de ralentir. Celui qui s'est fait connaître aux côtés d'Antoine de Caunes dans Nulle part ailleurs a depuis construit une riche carrière au cinéma, alternant les comédies populaires et, plus récemment, des rôles beaucoup plus sombres. Une évolution qu'il assume pleinement, comme il l'expliquait à Gala en mai dernier : "Mais c'est important pour moi de faire des choses que je n'ai jamais faites. Je veux aller dans des rythmes qui ne sont pas les miens, en 'sous-régime' par rapport à mon énergie. J'ai envie d'explorer l'intime, la sensibilité."
Et l'âge ne semble pas constituer un frein pour le père de Laurène et Thelma. "Moi, j'ai toujours aussi 'faim' et une énergie intacte. L'âge commencera à m'angoisser quand on me confiera des rôles de grands-pères qui fument la pipe sur leur canapé. On a la chance de vivre à une époque où on peut avoir 60 ans, être dans une forme olympique et avoir une vie fun", confiait-il au magazine.
Dans sa vie privée aussi, José Garcia traverse une période heureuse. Amoureux de Camille, qui travaille comme costumière pour le cinéma, il assurait : "Je suis très heureux et le revendique." Mais derrière cet enthousiasme se cache une réalité familiale qui occupe une place importante dans son quotidien. Car en dehors de son métier de comédien, José Garcia endosse un tout autre rôle : celui d'aidant. "Pourtant, comme tout le monde, la vie me bouscule. Je suis aidant : je m'occupe de ma mère", révélait-il à nos confrères. Une activité qui n'est évidemment pas un métier rémunéré, mais qui peut demander énormément de temps et d'investissement au quotidien.
Cette expérience l'a également rendu très sensible aux difficultés auxquelles les personnes âgées peuvent être confrontées dans une société de plus en plus numérisée. "Nous, on a eu la chance de monter dans le wagon au bon moment, mais ça me fait mal de voir la difficulté qu'il y a pour les plus âgés à vivre dans ce monde où plus rien n'est facile d'accès, pas même l'achat d'un ticket de bus. Et où on n'a plus le choix : c'est marche ou crève", poursuivait-il. Un constat qui donne parfois au comédien des envies de simplicité. "Souvent, j'ai envie de poser mon portable, ma carte de crédit, d'oublier les applis de guidage et de partir en balade avec du cash à travers Paris en suivant juste mon instinct", expliquait encore José Garcia.