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Kelly Rangama (Chefs) enceinte : sa maladie lui gâche encore la vie, elle raconte... (EXCLU)

Par Leila Messabih Rédactrice
A la télévision, rien ne lui échappe, des programmes de divertissements à la Top Chef ou Koh-Lanta, aux plus sérieux comme les journaux télévisés ou émissions de débat, rien ne lui échappe. En bref, tout ce qui touche au petit écran et aux médias, c'est son domaine.
16 photos
Quatre ans après avoir été révélée dans "Top Chef", Kelly Rangama participe à "Chefs, en cuisine et en famille" sur TMC. L'occasion pour la jeune femme, enceinte de son premier enfant de partager son quotidien, entre son rôle de cheffe et celui de future maman. En interview, elle se livre à coeur ouvert, notamment sur cette maladie qui lui gâche la vie...

D'abord candidate dans Top Chef (saison 8, en 2017), Kelly Rangama a rapidement fait son retour à la télévision avec son émission culinaire Voyages et délices by chef Kelly. À partir du lundi 2 août 2021, c'est dans la nouveau programme de TMC, baptisé Chefs, en cuisine et en famille, que la jolie brune s'illustre. Kelly Rangama jongle aussi au quotidien entre son restaurant parisien, Le Faham (ouvert avec son mari le chef pâtissier Jérôme Devreese) et sa vie personnelle. En interview pour Purepeople.com, elle se livre sur son quotidien et évoque notamment la grande nouvelle de sa grossesse, après un long combat contre l'endométriose, maladie qui la ronge depuis déjà trop d'années et qui impacte lourdement son quotidien.

Pourquoi avoir accepté de participer à Chefs ?

Pour deux raisons. D'abord pour essayer de casser un peu cette image que l'on peut avoir des émissions culinaires, où il faut toujours être focus en cuisine. Un chef reste un être humain, on a une vie privée à côté. J'ai trouvé ça intéressant de partager ce qui se passe à l'extérieur. La deuxième raison, c'est que je voulais mettre en avant une cause qui me tient à coeur depuis un peu plus de dix ans et qui est l'endométriose. Je voulais prouver qu'on peut être une femme, cheffe de cuisine et avoir une vie de famille à côté malgré les difficultés et un parcours médical assez compliqué.

Comment ont réagi vos proches à l'annonce de votre participation ?

Ça n'a pas posé de problème pour le staff au restaurant dans le sens où, avec mon émission culinaire, on baigne un peu dedans. Pour les proches, ça a été un peu plus un souci. Je parle notamment de ma mère et mes soeurs, avec qui on est plus dans la protection. Parce qu'on va annoncer une grande nouvelle qu'on a voulu garder pour nous un certain moment, c'était voulu. On a été un peu plus dans la réserve du côté de ma famille.

C'est quoi une journée type pour vous ?

On se lève, on prend un thé, un café puis on file au restaurant, réception de marchandises, mise en place... Depuis le déconfinement, on a rouvert uniquement les dîners pour m'apporter un peu plus de confort et me ménager. Parce que faire les deux services, ce n'était pas possible. On n'avait pas d'autre solution. Et le staff est quand même resté sept mois à l'arrêt donc il a fallu rouvrir doucement et pas avec un rythme qui agresse pour se retrouver sur les rotules au bout d'une semaine. Les garçons arrivent à 14 heures, on leur laisse la place en cuisine puis à 18 heures repas du personnel avant l'ouverture des portes du restaurant à 19 heures. Entre temps, il y a tout ce qui est paperasse : appels aux fournisseurs, commandes, vérification des produits...

Qu'est-ce qui a changé dans votre vie depuis Top Chef ?

L'ouverture du restaurant avec cette étoile qui est arrivée très rapidement, il a fallu s'y adapter. La Covid est arrivée derrière aussi. Ça a été tout un enchaînement d'événements. Mais on s'en sort quand même bien. Mon mari a bien géré, on n'est pas resté à l'arrêt. On a toujours su rebondir, notamment avec la vente à emporter. On est ouvert que depuis deux ans, donc on n'a pas à rougir là-dessus.

Vous venez d'annoncer votre grossesse, toutes nos félicitations ! Comment vous sentez-vous ?

Je suis à mon sixième mois de grossesse, la naissance est prévue pour octobre. Pour le sexe, on attend la surprise. Cette grossesse, je la vis bien. Après, il est vrai que le fait d'être debout, de faire des heures de boulot n'aide pas. Mais on a fait en sorte de me ménager, d'essayer d'économiser un peu mon énergie pour que je puisse me focaliser sur ce petit être. Donc un sous-chef a rejoint l'équipe. Ça c'est une très bonne chose. J'essaye quand même d'être là un maximum mais au bout d'un moment, la priorité c'est cet enfant. Quand il faudra que je prenne congé du restaurant, je le ferai. Les clients le comprendront très bien.

Vous dites aussi souffrir d'endométriose, comment allez-vous ?

L'endométriose entre en pause à partir du moment où vous êtes enceinte puisque l'endomètre n'est plus stimulé. On n'a plus nos périodes menstruelles. Mais j'ai été traitée avant la grossesse et je le serai après. La maladie ne laisse pas de séquelles pendant la grossesse que ce soit sur moi ou mon bébé puisque tout est endormi. J'ai envie de dire que je suis un peu épargnée pendant neuf mois !

Vous parlez de "nombreuses et difficiles épreuves", de quoi s'agit-il ?

L'endométriose, ce n'est pas juste avoir des règles douloureuses et être clouée au lit. Il y a dix ans, j'ai subi une très grosse intervention suite à cette maladie qui avait touché différents organes : l'utérus, le rein, le côlon et le poumon droit. J'ai fait un pneumothorax avec un décollement de la plèvre deux fois. Ça a été cet élément déclencheur qui m'a fait me décider pour l'opération. Quand j'ai découvert l'endométriose au tout début de mon parcours de cuisinière, je le dis clairement : j'ai fait passer ma vie professionnelle avant ma santé. Mais à un moment, je ne pouvais plus faire ça car le pneumothorax est arrivé. On ne l'a pas su de suite, mais c'est l'endométriose qui était remontée sur le poumon. Ça a aussi touché le côlon, j'ai eu une irrigation intestinale avec un port de poche pendant trois mois. Donc autant vous dire que je n'ai pas pu aller travailler. C'était assez compliqué, il a fallu retrouver un transit plus ou moins normal que je n'ai d'ailleurs jamais retrouvé. Jusqu'à maintenant, il y a des choses que je ne digère plus. Sur les examens, les échographies, les scanners, les IRM on ne voit pas aussi bien que lorsque les chirurgiens sont confrontés à la maladie. Pendant l'intervention, on s'est rendu compte que j'en avais un peu aussi sur la vessie. J'ai perdu toutes mes fonctions urinaires depuis, je ne sais plus ce que c'est que d'uriner naturellement. Je pratique les auto-sondages 4 à 6 fois par jour. Ce qui est assez contraignant, mais c'est un rythme à prendre, des habitudes quotidiennes avec lesquelles on apprend à vivre. Ce n'est pas la fin du monde non plus... Là, avec la grossesse il faut un peu plus surveiller parce que je suis sujette à des infections urinaires qui peuvent remonter dans les reins. Quand je parle de différentes épreuves, c'est tout ça. Pour certaines femmes, ça va bien plus loin.

Comment appréhendez-vous ce nouveau rôle de maman ?

Ça fait une paire d'années qu'on essaye avec mon mari d'avoir un enfant. On vit un peu au jour le jour, on ne se pose pas des milliards de questions. On verra comment ça se passera. Ça fait tellement longtemps qu'on l'attend que des fois il peut se passer des choses... Je n'ai pas envie de m'imaginer, prévoir des choses à l'avance. On fait vraiment en fonction du bébé.

Vous avez ouvert avec votre mari votre restau à Paris, Le Faham, et 7 mois plus tard vous êtes étoilée ! Vous êtes aussi la première femme réunionnaise à en décrocher une. Comment le vivez-vous ?

Ça a été une surprise. Tout le monde nous a dit : "Ce n'est pas possible, vous avez été la chercher cette étoile !" Alors non, pas du tout. Ce n'était pas notre souhait pour la première année, mais plutôt pour la deuxième. C'est une sacrée fierté pour les Réunionnais je pense, pour moi aussi. J'espère pouvoir ouvrir les portes à plein de femmes cheffes à la Réunion, que le Guide Michelin puisse découvrir d'autres talents. On a réussi avec mon mari Jérôme à démocratiser ce cliché qu'on peut avoir avec cette connexion entre la cuisine française et les produits marins. Ce n'est pas parce qu'on parle de produits qui viennent de la Guadeloupe, de la Martinique ou de la Réunion que ça va être forcément épicé, relevé, pimenté - déjà, il faut apprendre à faire la différence entre ces trois adjectifs. C'est ce qu'on a voulu prouver à travers Le Faham et l'étoile, c'est une sacrée reconnaissance. C'est bien de l'avoir décrochée, maintenant il faut la conserver et on fait tout pour.

Des camarades de cuisine ont dénoncé certains comportements sexistes voire agressifs ou pire dans le milieu. Qu'en pensez-vous ?

Je ne vais pas être très objective sur ce sujet parce que je n'ai jamais été victime de sexisme en cuisine. Du peu d'entreprises que j'ai pu faire, à chaque fois j'étais la seule fille et j'étais la préférée, la petite chouchoute. Je n'ai pas du tout été confrontée à ça, bien au contraire j'ai toujours été très bien considérée, mise en avant. Je ne sais pas ce que c'est que d'être agressée en cuisine, de recevoir des propos sexistes. Après, bien sûr que ça doit exister. Et j'espère que ça sera de moins en moins le cas. Comme je dis toujours, une femme en cuisine ça doit avoir une force de caractère. Je ne dis pas que la fille qui se fait agresser verbalement n'a pas de caractère, mais il faut qu'elle soit un minimum armée pour pouvoir se défendre. Sinon, on n'a un petit peu rien à faire dans ce milieu.

Quels sont vos projets ?

Mes projets à court terme c'est quand même de mettre ce petit bout de chou au monde dans de bonnes conditions ! Aussi, conserver cette étoile et que le restaurant continue à être complet. Sur le long terme, je dirais que j'aimerais bien qu'on s'agrandisse, à Paris ou ailleurs.

Contenu exclusif ne pouvant être repris sans la mention de Purepeople.com.

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