L'Informé révèle ce vendredi 6 mars 2026 que la cour d'appel a débouté Chantal Goya et son époux Jean-Jacques Debout dans leur tentative de suspendre le remboursement de leur dette au Crédit municipal de Bordeaux. Une décision d'autant plus sévère que les magistrats ont découvert leurs revenus véritables : 40 000 euros mensuels en 2024, aux antipodes des déclarations publiques de la chanteuse de 83 ans. En juin 2024 sur C8, celle dont on a volé le costume de Pandi-Panda assurait ne percevoir que "600 et quelques euros" de retraite. Sept ans auparavant, elle confiait à La Voix du Nord : "Je n'ai rien devant moi, pas de maison. Je dois avoir, en retraite, 565 euros par mois. La vente de mes 40 millions de disques a été réinvestie dans les spectacles."
Tout débute en 2018, quand Chantal Goya et Jean-Jacques Debout accumulent 1,65 million d'euros de dettes fiscales. Pour éponger cette ardoise, ils se tournent vers le Crédit municipal de Bordeaux, un organisme de crédit à caractère public. "J'ai emprunté de l'argent pour payer mes impôts, parce que c'était comme ça dans ma tête, c'était important", justifiera la chanteuse sur le plateau de Touche pas à mon poste. Ils obtiennent 2,2 millions d'euros, garantis par les droits Sacem de Jean-Jacques Debout uniquement. Cinq ans plus tard, en 2023, l'organisme réclame 2,47 millions d'euros, intérêts impayés et indemnités contractuelles compris. Le duo refuse de payer et porte l'affaire devant le tribunal judiciaire, soutenant que la banque n'aurait jamais dû leur accorder un tel crédit au vu de leur fragilité financière.
En août 2025, le juge des contentieux et de la protection leur donne largement tort. Il estime qu'ils ont signé ce contrat "en toute connaissance de cause, étant pressés de régler leur dette auprès du Trésor public afin d'éviter de subir des majorations", accompagnés qu'ils étaient d'un avocat et d'un courtier. La responsabilité de la banque est toutefois reconnue partiellement : une enquête de la Cour des comptes avait déjà épinglé le Crédit municipal pour ses pratiques, conduisant à la condamnation de son directeur général à 20 000 euros d'amende et de son adjoint à 10 000 euros. Il est notamment relevé que le couple était inscrit au fichier des incidents de remboursement des crédits aux particuliers au moment de l'emprunt. Le tribunal efface donc une partie des intérêts, soit un peu moins de 75 000 euros, et condamne Chantal Goya et Jean-Jacques Debout à régler 2,18 millions d'euros, ainsi que 15 000 euros de frais de procédure.
Les deux artistes font immédiatement appel et saisissent parallèlement le juge des référés pour geler tout paiement en attendant l'issue finale. Ils invoquent leur insolvabilité et une maison grevée d'une hypothèque de 480 000 euros. Peine perdue : les juges d'appel constatent des revenus mensuels de 40 000 euros en 2024, auxquels s'ajoute un portefeuille de droits d'auteur appartenant à Jean-Jacques Debout, estimé à 3,78 millions d'euros en 2018. La cour les condamne à 3 000 euros de frais supplémentaires rapporte L'Informé.
Ce n'est pas la première mésaventure judiciaire du couple. En 2007, ils avaient déjà été condamnés à 20 000 euros d'amende et 18 mois d'emprisonnement avec sursis pour fraude fiscale, le fisc leur ayant réclamé 311 000 euros au titre de l'année 2000. Chantal Goya avait alors admis "une grande négligence" dans ses obligations déclaratives. "Contacté, leur avocat de l’époque, Me François Ponthieu, n’a pas voulu dire si le couple avait fait appel de la décision", précise L'Informé.
Il est important de préciser que Chantal Goya, 83 ans , continue à se produire en spectacle avec une troupe conséquente, qu'elle remplit les salles pour le bonheur des grands et des petits... pour assurer un quotidien difficile.
player2