Plusieurs personnalités du monde politique investissent ailleurs que dans leur propre pays. C'est le cas de Tamim Ben Hamad Al Thani, l'émir du Qatar, qui s'est acheté la Villa du Golf, réplique du Petit Trianon de Versailles et ancienne propriété de la famille Dassault, pour la somme de 8,5 millions d'euros. De son côté, le roi du Maroc, Mohamed VI, vend plusieurs propriétés acquises en France. Et dans le même temps, un autre personnalité est au cœur de l'actualité. Il s'agit du roi Abdallah II de Jordanie.
Des documents financiers ont été rendus publics en février 2026. Il s'agit des Pandora Papers, partagés par le Consortium International des journalistes d'investigation (ICIJ). Et à travers ces papiers, on en apprend plus sur la fortune immobilière du roi Abdallah II de Jordanie, qui s'élèverait à une centaine de millions de dollars. Entre 2003 et 2017, l'époux de la reine Rania de Jordanie s'est constitué un véritable empire de luxe composé de pas moins de 14 propriétés à travers le monde, de Malibu en Californie à Londres au Royaume-Uni. Des propriétés qu'il aurait acquises secrètement via des sociétés offshores enregistrées aux îles Vierges britanniques, et qui aurait, pour la plupart, été achetées après le Printemps arabe de 2011 qui avait bousculé toute la région. Selon les Pandora Papers, le roi Abdallah II est propriétaire d'une maison à Ascot, l'une des villes les plus coûteuses d'Angleterre, d'appartements à plusieurs millions de dollars dans le centre de Londres, de trois appartements de luxe dans un complexe de Washington avec vue panoramique sur le Potomac. Par ailleurs, il détiendrait également trois maisons contigües à Los Angeles, en bord de mer et dans un quartier privé réservé aux gens fortunés. L'une d'entre elle serait un manoir de sept chambres sur une falaise surplombant l'océan Pacifique acquise en 2014 pour 33,5 millions de dollars.
Un patrimoine immobilier de luxe à travers le monde, surtout aux Etats-Unis et en Angleterre donc. Mais après la révélation de ces documents, le roi a réagi par le biais de ses avocats. "[Sa Majesté] n’a en aucun cas détourné les deniers publics ou utilisé d’une quelconque manière les aides destinées au public", apprend-t-on ainsi dans un communiqué adressé à l'ICIJ, affirment les avocats dans un communiqué adressé à l’ICIJ. Par ailleurs, il est indiqué que ces informations seraient "déformées" - la liste des propriétés du roi ne serait pas exacte ni à jour - et qu'elles constitueraient "une menace pour la sécurité du monarque et de sa famille". Aussi, selon le Guardian, l'accès au site du consortium aurait été bloqué en Jordanie, quelques heures après la publication des Pandora Papers.
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