En 2018, Charlotte Gaccio a participé au documentaire Mais pourquoi nous détestent-ils ? Nous les gros, un reportage sur la grossophobie mêlant questionnent intimes et enquêtes sur la haine autour des personnes en surpoids. L’actrice française y relate notamment son expérience pour le moins traumatisante, lorsqu’elle a posté un selfie d’elle sur Instagram alors qu’elle était enceinte. "Put*in, qui a bien pu b*iser cette grosse truie ?", "C’est sûr, grosse et moche comme elle est le premier chien venu sur le trottoir, elle s’est fait saillir", quelques années plus tard elle est revenue sur les commentaires extrêmement violents qui ont suivi son geste pourtant anodin dans l'émission Piquantes sur Teva.
La fille de Michèle Bernier et Bruno Gaccio se souvient alors que sa première réaction a été de l’incompréhension. "Je suis pleine d’hormones parce que très enceinte de jumeaux, donc j’ai beaucoup beaucoup pleuré parce que je ne comprends pas pourquoi on perd du temps de vie à écrire des s*loperies sur quelqu’un qui va bien", se rappelle-t-elle, "Ça ne connecte pas dans mon cerveau, je ne suis pas câblée pour ça." Sa mère Michèle Bernier, également présente sur le plateau à ce moment, réagit ensuite à son tour et n’arrive pas à contenir son émotion. "C’est insupportable en fait", déclare-t-elle en laissant couler des larmes, "Elle est incroyable car elle ne m’a rien dit. Elle a voulu m’épargner ça. Donc je l’ai appris quand elle a fait son documentaire. J’ai pris une claque terrible."
Dans la suite de sa réaction, l’actrice de 69 ans va plus loin et dénonce le sexisme dans ces commentaires haineux. "Pourquoi ? Pourquoi dire ça ? C’est en ça que je dis : ‘Ça, c’est sexiste.’ Je pense qu’il y a certainement en plus des gens qui devraient se regarder avant de parler", lâche-t-elle, "Je pense que le physique des femmes reste un sujet sexiste. Encore aujourd’hui, il faut être comme les hommes ont envie qu’on soit, c’est-à-dire des objets de désirs et des petites poupées fragiles." La maman, très protectrice envers sa fille, conclut alors en affirmant : "Charlotte a été forte."
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