Michèle Laroque n’a jamais vraiment été du genre à suivre un chemin tout tracé. Derrière l’image de femme posée que peut renvoyer sa longue histoire avec François Baroin, elle revendique un parcours marqué par des choix personnels et plusieurs changements de vie. Dans un entretien accordé à La Tribune du Dimanche, la comédienne revient notamment sur une période moins connue de son parcours : son installation à Los Angeles.
Avant de s’installer durablement dans le paysage artistique français, Michèle Laroque avait déjà choisi de prendre ses distances avec son environnement habituel. Alors qu’elle approchait de la vingtaine, elle est partie au Texas pour poursuivre des études de sciences économiques à Austin. Une expérience américaine qui lui a permis de découvrir un autre cadre de vie.
Quelques années plus tard, elle traverse à nouveau l’Atlantique. À 40 ans, la comédienne qui est maman d'Oriane pose ses valises à Los Angeles, cette fois pour une raison sentimentale. Elle s’installe alors aux États-Unis par amour pour un Américain. Un choix qui illustre, à sa manière, une personnalité peu attachée aux habitudes et capable de repartir dans une nouvelle direction.
Ce goût de l’ailleurs accompagne une femme qui semble avoir toujours voulu avancer selon ses propres envies. Aujourd’hui, le titre de la pièce qu’elle partage avec Kad Merad, L’Âge bête, pourrait presque résumer cet état d’esprit. Une façon de ne pas forcément se conformer à ce que les autres attendent d’elle et de conserver une part de spontanéité.
Cette liberté se retrouve également dans sa manière d’envisager les histoires sentimentales. Interrogée sur son rapport au regard des autres et aux hommes, Michèle Laroque explique ne jamais avoir construit son comportement autour de son apparence. "Je n'ai jamais joué de mon physique. La séduction n'est pas du tout dans mon logiciel." Une façon pour elle de décrire un fonctionnement très éloigné des codes classiques de la séduction. La comédienne raconte notamment avoir parfois partagé une grande complicité avec certains hommes sans envisager qu’ils puissent ressentir davantage.
Il était trop tard !
Elle confie : "Je pouvais être dans une grande complicité avec un homme sans imaginer une seconde qu'il puisse éprouver autre chose pour moi." Une situation dont elle n’a parfois compris la portée que bien plus tard. Avec le recul, Michèle Laroque reconnaît avoir appris que certains hommes avaient nourri des sentiments pour elle sans qu’elle ne s’en rende compte. "J'ai découvert, des années plus tard, que des hommes avaient été très amoureux de moi alors que je n'avais absolument rien vu !", indique-t-elle.
La comédienne va même jusqu’à imaginer que cette façon de ne pas percevoir certaines attentions a pu influencer son parcours sentimental. Elle confie : "Je suis sans doute passée à côté de belles histoires amoureuses parce que je n'étais pas prête à les voir." Et lorsque la prise de conscience arrivait, il était parfois trop tard : "Et quand je m'en rendais compte... il était trop tard !".
Un témoignage qui éclaire autrement les choix de vie de Michèle Laroque.