Sur le tapis bleu du Pathé Palace, Pierre Niney est apparu détendu face au tumulte médiatique pour la sortie de son nouveau film Gourou. À ses côtés, Natasha Andrews, son épouse. Le couple affiche une complicité naturelle. Pierre Niney, en cuir sombre et chemise grise, lunettes teintées, barbe courte, posture décontractée adopte une allure à la fois moderne et nonchalante. Natasha, elle, a opté pour une robe blanche structurée, rehaussée d’un col bijou, un choix tout en élégance.
Sur les photos, leurs regards se croisent, leurs sourires s’affichent et le couple se montre simple, abordable. Une image qui résonne étrangement avec les confidences récentes de l’acteur sur sa manière de gérer la célébrité dans les colonnes du Figaro. Car Pierre Niney n’est plus seulement l’acteur prodige révélé par la Comédie-Française. Après le succès massif du Comte de Monte-Cristo, il revient avec un rôle radicalement différent : celui d’un coach charismatique, figure ambiguë oscillant entre fascination et manipulation.
Depuis quelques années, la "nineymania" bat son plein. Un phénomène qui peut être particulièrement difficile à gérer lorsque l’on n’a pas les pieds sur terre. Mais fort heureusement, Pierre Niney a trouvé un moyen de faire face à la notoriété et de résister à la pression, il se confie auprès de nos confrères : "J’essaie de rester à peu près bien dans mes pompes. Je fais un film ou deux par an. Sauf s’il y a de belles opportunités qui se présentent comme Histoires parallèles, d’Asghar Farhadi. Je me ménage du temps pour moi et ma famille. C’est très important." Puis il livre une phrase qui résume toute sa philosophie de vie : "Mon antidote au pétage de plombs consécutif à l’overdose de célébrité, c’est de vivre à la campagne. J'en entends encore certains me qualifier de 'bobo'"
En effet, cela fait quelques années maintenant que Pierre Niney a quitté la capitale française pour s’installer à la campagne. Un choix assumé, parfois incompris, mais qu’il revendique : "Depuis plus d’une dizaine d’années, mon quotidien n’est plus celui d’un parisien. Je m’en suis extrait avec une joie immense. J’adore le contact avec la nature." Une distance avec le star-system qui contraste fortement avec l’image publique de l’acteur, omniprésent sur les écrans et dans les médias.
Loin des projecteurs, le père de famille privilégie un rythme de travail choisi, loin d’une frénésie des tournages successifs. Un droit à la lenteur tout simplement, un luxe rare dans l’industrie du cinéma. Entre rôle ambitieux, vie de famille et refuge à la campagne, l’acteur semble avoir trouvé sa propre définition de l’équilibre et du bonheur.
Ce n’est pas parce qu’il a choisi de s’éloigner de la capitale, que le comédien ne sait pas y revenir quand il le faut. Sa présence lors de l’avant-première du film Gourou hier soir aux côtés de Marion Barbeau, Vassili Schneider, Yann Gozlan ou encore Julie de Bona en est la preuve.
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