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Mort d'Ariane Ferrier à 59 ans, journaliste singulière et attachante

La journaliste suisse a succombé à un cancer.

C'est une figure incontournable du paysage télévisuel suisse qui s'est éteinte : la journaliste et chroniqueuse Ariane Ferrier est morte. Atteinte d'un cancer de l'estomac depuis moins d'un an, elle a succombé à la maladie. Elle avait 59 ans.

Selon nos confrères suisses, Ariane Ferrier a connu une adolescence mouvementée. Elle se fait virer de plusieurs établissements privés à tel point que l'obtention de son bac philo à Paris étonne jusqu'à la première intéressée. De retour en Suisse, elle se cherche, devient GO au Club Med puis journaliste. Elle travaille notamment pendant dix ans à la Tribune de Genève mais signe également ses chroniques dans La Suisse, 24 heures, Le Matin et enfin La Liberté. Trois recueils de ses chroniques ont été publiés dont le dernier, Fragile, en 2014 aux éditions BSN press. En préface de l'ouvrage, Alexandre Jardin écrivait qu'Ariane Ferrier avait justement "l'intelligence d'être fragile".

Ariane Ferrier aimait ses filles, Mathilde et Juliane, les chats et le cinéma dont elle a parlé dans l'émission Box Office sur la Télévision Suisse Romande de 1997 à 2001. Elle s'adressait aux téléspectateurs comme à un bon copain, avec un style unique. "Ariane, c'était un regard, des yeux à faire fondre la banquise plus vite que le réchauffement climatique, à te faire avoir envie de dire oui, pour toujours, écrit le quotidien suisse Le Temps. Ariane, c'était une voix, un timbre velouté et gouailleur tout en même temps, une voix qu'on ne pouvait pas ne pas écouter." Nos confrères la décrivent enfin comme une femme d'engagements : "Ariane, c'était une tronche, un caractère, un engagement sans faille pour ce qui la fâchait très fort, l'injustice, la violence faite aux femmes, et elle revendiquait haut et fort son appartenance à la Marche des salopes." Il s'agit d'une association suisse, née d'un mouvement canadien, contre les violences faites aux femmes. Un sujet tristement d'actualité.

Le 15 décembre, Ariane Ferrier devait participer à une séance de dédicaces pour la sortie de son dernier livre intitulé La Dernière Gorgée de bière (sans doute un clin d'oeil à La Première Gorgée de bière, une nouvelle de Philippe Delerm). Son éditeur BSN Press a travaillé d'arrache-pied pour en accélérer la publication, finalement posthume, en raison de la dégradation de l'état de santé d'Ariane Ferrier qui aura tout juste eu le temps d'en valider la version finale (en librairies le 29 novembre, jour de son enterrement). Pour son auteure, "ce livre est un récit de voyage : la traversée du cancer sans escale. Mais pas d'un voyage en solitaire. Il y a mes aimés : mes filles, mon petit-fils, le père de mes enfants, ma soeur, mes frères. Mes amis. Mes potes." Et son ami le journaliste Éric Lehmann d'ajouter que cet ultime témoignage est aussi, comme il le dit dans La Tribune de Genève, un constat : "Si les premières fois sont inoubliables, les dernières peuvent être intenses et goûteuses aussi."

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