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Mort du monteur Luc Barnier : L'hommage d'Olivier Assayas et Benoît Jacquot

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Sa carrière dans le cinéma français a été magnifique. Luc Barnier a offert ses talents de monteur pour plus d'une centaine de films. Il est mort le 16 septembre à l'âge de 58 ans, luttant jusqu'au bout contre le cancer. Collaborateur de Benoît Jacquot et Olivier Assayas, il avait oeuvré pour les longs métrages Les Adieux à la reine et Après mai, présenté à la Mostra de Venise. Luc Barnier avait était nommé pour le César du meilleur montage pour Carlos d'Assayas mais aussi Place Vendôme.

Monteur pour Villa Amalia ou Nettoyage à sec, Luc Barnier a également travaillé pour des comédies à succès telles que Pédale douce, Palais royal ! ou Bienvenue chez les Ch'tis. Co-réalisateur du documentaire Les Oiseaux de nuit en 1978, compagnon de la réalisatrice Liria Begeja (Avril brisé), il a été fait Chevalier dans l'Ordre National du mérite en 2011. L'inhumation de Luc Barnier aura lieu le jeudi 27 septembre, au cimetière du Montparnasse, à 15h.

Olivier Assayas a rendu hommage à son collaborateur : "Quand Luc a monté mon premier long-métrage, Désordre en 1986, il y avait déjà quatre ans que nous avions débuté notre collaboration avec mon court-métrage Laissé inachevé à Tokyo. Toute l'évolution de mon travail est déterminée par notre dialogue jamais interrompu, notre dernière conversation faisait suite à sa lecture du scénario de mon prochain film qu'il devait monter, comme tous les autres. Sans Luc je ne serai plus tout à fait la même personne, le même cinéaste, même s'il sera là, et tout ce qu'il m'a appris, chaque fois que je choisirai une prise, chaque fois que je couperai un plan ; et son absence restera intolérable."

Une émotion partagée par Benoît Jacquot : "Luc Barnier était le monteur de mes films, depuis 1998 (L'Ecole de la Chair), jusqu'au dernier (Les Adieux à la Reine). [...] Luc me fait penser à ces anatomistes de la Renaissance, dont l'art cherchait l'âme dans les corps qu'ils ouvraient. L'art de Luc, je l'ai connu avant de le connaître, lui, en personne, par les premiers films d'Olivier Assayas. J'étais très sensible à une justesse de ses coupes (comme des voix sont 'justes') exceptionnelle dans le cinéma français : interruptions, relances, ce qui fait respirer un film. Quand je l'ai rencontré, je me suis souvenu de ce grand jeune homme sombre et pourtant joyeux, que je voyais déjà dans les années 80, aux studios de Billancourt où la plupart des films étaient montés. [...] Son père, qu'il adorait, avait été l'imprimeur de certains surréalistes, et peut-être tenait-il de lui cette idée un peu sauvage, et très raffinée, qu'il se faisait du cinéma. Sa disparition m'afflige, mais je suis heureux aussi, et fier, de l'avoir connu."

Après mai, en salles le 14 novembre

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