Antoine de Caunes formait avec José Garcia l'un des duos les plus impertinents et décalés du PAF dans les années 90. Tous les soirs, face à Philippe Gildas sur Canal+ dans Nulle part ailleurs, ils bousculaient les codes et faisaient du politiquement incorrect leur leitmotiv.
Vingt ans après, Philippe Gildas semble ne plus reconnaître l'Antoine de Caunes qu'il a connu. Dans un long entretien accordé à Ouest France, il reconnaît une forme de frustration qu'il attribue à Antoine de Caunes, à la présentation du Grand Journal, fonction qu'il occupe depuis août 2013 : "Ce que je trouve dommage c'est qu'aujourd'hui Antoine de Caunes est un peu perdu dans un format qui ne lui laisse pas la liberté dont il a absolument besoin. (...) Il y a trois grandes séquences dans l'émission, avec le Zapping, les Guignols, la météo, et cela laisse peu de place à quelqu'un d'aussi inventif qu'Antoine, que je plains certains jours de se retrouver dans cette situation-là...", explique Philippe Gildas à nos confrères de Ouest France.
Il est vrai que Le Grand Journal, avec son timing millimétré, ses chroniques qui s'enchaînent à une vitesse effrénée et ses invités en quantité industrielle ne laissent pas une grande place à la spontanéité qui fait tout le charme d'Antoine de Caunes.
Le Grand Journal : la saison de trop ?
Pour beaucoup, Le Grand Journal est un programme trop parisianiste, trop excluant. Et malgré l'arrivée d'Antoine de Caunes à la tête du programme, les audiences ne cessent de décliner, se retrouvant régulièrement battu par Cyril Hanouna avec Touche pas à mon poste sur D8. Médiamétrie a dévoilé fin septembre les chiffres des cinq premières semaines d'audience des access prime time, et Canal+ fait grise mine. Avec Le Grand Journal, la chaîne ne fédère que 1,1 million de téléspectateurs en moyenne, soit une baisse de 15% par rapport à la saison dernière sur la même période.
Quant à la deuxième partie du Grand Journal, diffusée à partir de 20h05, la chute est encore plus rude : avec seulement 900 000 fidèles toujours au rendez-vous, Canal+ enregistre une baisse de 23% de son audience en l'espace d'un an.
Joachim Ohnona
Vingt ans après, Philippe Gildas semble ne plus reconnaître l'Antoine de Caunes qu'il a connu. Dans un long entretien accordé à Ouest France, il reconnaît une forme de frustration qu'il attribue à Antoine de Caunes, à la présentation du Grand Journal, fonction qu'il occupe depuis août 2013 : "Ce que je trouve dommage c'est qu'aujourd'hui Antoine de Caunes est un peu perdu dans un format qui ne lui laisse pas la liberté dont il a absolument besoin. (...) Il y a trois grandes séquences dans l'émission, avec le Zapping, les Guignols, la météo, et cela laisse peu de place à quelqu'un d'aussi inventif qu'Antoine, que je plains certains jours de se retrouver dans cette situation-là...", explique Philippe Gildas à nos confrères de Ouest France.
Il est vrai que Le Grand Journal, avec son timing millimétré, ses chroniques qui s'enchaînent à une vitesse effrénée et ses invités en quantité industrielle ne laissent pas une grande place à la spontanéité qui fait tout le charme d'Antoine de Caunes.
Le Grand Journal : la saison de trop ?
Pour beaucoup, Le Grand Journal est un programme trop parisianiste, trop excluant. Et malgré l'arrivée d'Antoine de Caunes à la tête du programme, les audiences ne cessent de décliner, se retrouvant régulièrement battu par Cyril Hanouna avec Touche pas à mon poste sur D8. Médiamétrie a dévoilé fin septembre les chiffres des cinq premières semaines d'audience des access prime time, et Canal+ fait grise mine. Avec Le Grand Journal, la chaîne ne fédère que 1,1 million de téléspectateurs en moyenne, soit une baisse de 15% par rapport à la saison dernière sur la même période.
Quant à la deuxième partie du Grand Journal, diffusée à partir de 20h05, la chute est encore plus rude : avec seulement 900 000 fidèles toujours au rendez-vous, Canal+ enregistre une baisse de 23% de son audience en l'espace d'un an.
Joachim Ohnona










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