Depuis mars 2024, Philippe Palazzi dirige le groupe Casino, mais sa vie quotidienne ressemble moins à celle d’un patron classique qu’à celle d’un homme partagé entre plusieurs villes. Selon Le Point, il passe son temps entre Paris, Saint-Étienne et la Provence, reflétant à la fois l’urgence du redressement de l’entreprise et son goût pour le contact direct avec ses équipes.
Chaque semaine, il explique passer "au moins un ou deux jours à Clichy, chez Monoprix, un ou deux à Vitry, chez Franprix, et tous les quinze jours, à Saint-Étienne, chez Casino". Le week-end, il se ressource en Provence, sa région natale et son ancrage personnel. Une mobilité qui va bien évidemment de pair avec l'importance de son statut actuel.
Auprès de nos confrères dans leur édition de mai 2025, Philippe Palazzi se décrit comme exigeant mais attentif. La phrase qu’il regrette le plus d’avoir dite ? "Ça ne va pas assez vite." Il précise aussitôt : "Il faut savoir ralentir, parfois." À l’inverse, il tient beaucoup à la reconnaissance de ses équipes et rappelle souvent que "remercier les équipes" est essentiel. Selon lui, "la reconnaissance est essentielle, en management". Certaines habitudes l’agacent, comme les phrases "on a déjà essayé" ou "ça ne fait pas partie de notre ADN", qu’il considère comme des excuses pour ne pas avancer.
Malgré un agenda très chargé, Palazzi garde des rituels pour sa vie privée. Il confie avoir "une sonnerie spécifique sur [son] téléphone pour [sa] famille", afin de rester joignable en cas d’urgence, même lorsqu’il est à Paris ou Saint-Étienne. Cette attention montre à quel point sa vie personnelle compte pour lui, même au milieu de son rythme effréné.
Entre bureaux parisiens, siège historique stéphanois et refuge provençal, Philippe Palazzi apparaît comme un patron en mouvement, mais aussi comme un homme qui garde ses repères et ses priorités bien en tête : sa famille et son territoire.
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