Lors de son passage dans l'émission Un dimanche à la campagne, dans un numéro inédit de l'émission diffusé hier sur France 2, Ary Abittan est revenu sur les accusations de viol qui l'ont visé en 2021 et dont il a été innocenté par un non-lieu en juin 2024. Cela n'a pas été sans conséquence sur sa santé. Tout a commencé lorsqu'il a décidé de questionner la romancière Raphaëlle Giordano sur son burn-out, avant qu'elle se lance pleinement dans l'écriture.
"Ça fait plus chic de dire burn-out que dépression. Il ne faut pas oublier que le mot dépression, socialement, est mal vu. Tu es pointé du doigt quand tu dis que tu fais une dépression.", a-t-elle alors tenu à préciser, avant que l'humoriste n'évoque sa propre dépression : "Je l’ai connue après cette accusation. Ça a été très dur pour moi effectivement. Mon psy m’a dit : 'La dépression c’est de ne pas avoir envie de'. C’est là où j’ai découvert que c’était une maladie grave. Une maladie qu’il ne faut pas laisser comme ça parce que c’est terrible en fait."
Et d'ajouter : "C’est-à-dire qu’il faut faire exactement l’inverse de tout ce que tu n’as pas envie de faire. Tu n’as plus envie de te lever le matin, eh bien il faut se lever le matin. Et c’est ça qui va te sortir de là." En ce qui concerne plus précisément l'affaire, il a raconté ceci : "En 2021, tout s'arrête. On vous retire tout. J'étais avec une fille depuis des mois et elle m'accuse de viol. Il n'y a même pas eu de procès. Ils m'ont levé la mise en examen, c'est un fait rarissime de la justice. Il n'y avait pas de matière à accuser. Il y a eu un premier non-lieu en avril 2024 et en deuxième en janvier 2025. Il y a eu une instruction et pendant toutes ces années, j'ai été réduit au silence pour laisser la justice faire son travail. Et là, tout s'arrête"
Il a alors senti un avant et un après : "J'étais même en train de tourner un film et on m'a arrêté du jour au lendemain. Ils ont dû prendre un autre acteur, retourner les scènes que j'avais tournées." Et il n'était évidemment pas préparé à une telle situation : "C'est vertigineux, c'est d'une violence inouïe, c'est une tempête. Vous vous dites que vous n'allez pas survivre à ça. Mais quand vous n'avez pas le choix, vous êtes obligé"
Heureusement pour lui, il a pu compter sur plusieurs soutiens : "Ces gens m'ont tenu. Mes filles, beaucoup mes filles. Ma famille, mes parents. Les amis qui sont restés." Une séquence qui s'est conclue par un message qui lui tenait à coeur : "En dépit de tout ce qui m'est arrivé, il faut évidemment continuer à entendre une femme qui se plaint. Mais la justice n'est pas là pour fabriquer des coupables. La justice est là pour trancher au-delà des rumeurs, des articles de presse, des émissions de télé." De fortes confidences.
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