M. Pokora a beau avoir goûté à la vie américaine, ses racines françaises restent profondément présentes. Pendant plusieurs années, le chanteur a multiplié les allers-retours entre Paris et Los Angeles pour concilier sa carrière et sa vie de famille avec Christina Milian. Un quotidien partagé entre deux pays, deux cultures et deux rythmes de vie. Pourtant, avec le temps, l’artiste a réalisé que cette organisation ne lui correspondait pas totalement. Malgré le soleil californien et le confort d’une vie outre-Atlantique, quelque chose lui manquait.
En couple avec l’actrice et chanteuse américaine Christina Milian depuis 2017, M. Pokora a construit une famille entre les deux continents. Ensemble, ils ont accueilli deux garçons, Isaiah et Kenna, nés respectivement en 2020 et 2021. L’artiste partage également le quotidien de Violet, la fille aînée de sa compagne, née d’une précédente relation. Une famille recomposée dont l’organisation a longtemps nécessité de jongler entre les obligations professionnelles des deux parents et leurs attaches respectives. Car si Christina Milian possède naturellement ses repères aux États-Unis, M. Pokora a, de son côté, construit l’essentiel de sa carrière en France. Depuis ses débuts dans Popstars en 2003, le chanteur entretient une relation particulièrement forte avec son public français.
Concerts, émissions de télévision, rencontres avec ses admirateurs : cette proximité fait partie intégrante de son quotidien depuis plus de vingt ans. Et c’est justement en s’en éloignant qu’il a pris conscience de son importance. Pendant un temps, le couple avait trouvé un compromis en passant plusieurs mois par an de chaque côté de l’Atlantique. Une organisation qui semblait idéale sur le papier, mais qui a fini par montrer ses limites. Dans une interview accordée au Journal des Femmes, publiée sur les réseaux sociaux du média le 25 septembre dernier, M. Pokora est revenu sur cette période et sur les raisons qui l’ont poussé à privilégier une installation en France.
“Bon, déjà, je suis très chauvin, donc moi, je suis très bien… Je suis très bien quand je suis en France”, reconnaît-il avec franchise. Avant de poursuivre : “Mais surtout, je me suis rendu compte, quand j’étais quelques mois par an aux États-Unis, que je faisais un peu les deux, six mois, six mois, je me rendais compte que quand je restais un peu trop longtemps là-bas, j’avais finalement ce manque du contact avec les gens.” Car là où certaines personnalités apprécient de retrouver un certain anonymat à l’étranger, M. Pokora semble au contraire avoir besoin de cette proximité avec les personnes qui le reconnaissent dans la rue. Après avoir grandi sous les projecteurs, il a développé un rapport particulier avec le public. Une relation qu’il assume pleinement.
“Je n’ai absolument aucun mal à dire que j’ai une certaine forme de dépendance d’avoir le contact avec les gens au quotidien, parce que je me suis construit comme ça”, confie-t-il. Depuis l’adolescence, le chanteur a appris à évoluer sous le regard des autres. “Depuis que j’ai 17 ans, je suis dans les écrans des gens, à la télé. J’ai cette habitude de vivre avec le regard dans la rue, avec des sourires, des choses, et ça me nourrit. Ça me nourrit”, poursuit-il. Pour M. Pokora, il ne s’agit donc pas simplement d’aimer être reconnu. Ce sont surtout les échanges spontanés, les sourires et les rencontres qui le font vivre. “Ça me fait du bien de voir que des gens peuvent être heureux grâce à un concert, à une musique, à une rencontre, un échange, un sourire, voilà.”
Si la Californie lui offrait un cadre de vie différent, elle ne pouvait pas remplacer ce lien quotidien avec le public français. Et pour un artiste habitué à partager ses émotions sur scène, cette dimension humaine semble primordiale. Une chose est certaine, si l’artiste conserve un attachement particulier à Los Angeles, où il a vécu de nombreux moments importants avec sa famille, c’est bien en France qu’il souhaite désormais construire le reste de sa vie.