A 84 ans, Chantal Goya pourrait profiter pleinement d’une retraite bien méritée au côté de son époux Jean-Jacques Debout. Tous deux acteurs dans le milieu de la musique, il a écrit pour les plus grands, elle a interprété et chanté des morceaux entonnés par un grand nombre de générations. Le succès a donc été au rendez-vous et ce n’est pas fini puisque Chantal Goya continue de se produire sur scène.
Chantal Goya a-t-elle du mal à s’arrêter de chanter et de se produire sur scène ? Y voit-elle le moyen de pouvoir engranger des bénéfices qui lui permettront de rembourser la dette qu’elle doit toujours au Crédit Municipal de Bordeaux. Si elle ne répond pas clairement à la question, Chantal Goya n’a pas tourné autour du pot quand Marc-Olivier Fogiel a évoqué sa situation financière sur RTL et le litige qui l’oppose au Crédit municipal : “Ça a toujours été la galère. Quand j’ai connu Jean-Jacques, on avait toujours des problèmes, parce qu’on ne sait pas compter. […] Je ne savais pas qu’on pouvait venir prendre vos meubles, si on n’avait pas payé. […] J’aurais dû être entourée de trois ou quatre grands hommes d’affaires.”
Pour rappel, l’histoire débute en 2018. A l’époque, Chantal Goya et Jean-Jacques Debout empruntent 2,2 millions d’euros pour rembourser une dette d’1,65 million au fisc. Cinq ans plus tard, le Crédit municipal bordelais auquel ils ont eu recours leur demande de rembourser la somme de 2,46 millions d’euros comprenant intérêts et indemnités contractuelles. Une requête qui ne passe pas et à l’issue de laquelle Chantal Goya et Jean-Jacques Debout saisissent la justice, estimant ne pas avoir été suffisamment informés sur l’endettement excessif (le prêt leur a été accordé alors qu’ils devaient déjà à cette même époque rembourser 1,9 million d’euros).
Toujours sur RTL, Chantal Goya a tenu à préciser que la sollicitation du Crédit municipal de Bordeaux était une idée du ministère des Finances : “J’ai été tellement honnête que je suis arrivée à Bercy. Il faut aller là quand ça ne va pas. Je leur ai dit On a tout réglé et ce qui reste à régler, on aimerait bien l’échelonner. Ils m’ont dit Nous, ce qu’on aimerait c’est que vous trouviez une banque. (…) Et eux m’ont conseillé d’aller au crédit municipal.”
On est en médiation
Invitée sur RTL pour la promotion de sa tournée à venir, Chantal Goya est revenue sur ce litige qui dépasse l’entendement pour elle. Elle affirme d’ailleurs n’avoir jamais calculé quoi que ce soit : “Je n’ai pas le blues parce que l’argent ce n’est pas mon maître. […] On est en médiation. [...] On a quand même payé 950 000 euros depuis 2018. On va rembourser, on a l’habitude de rembourser, on remboursera parce que nous, nous sommes fiers d’avoir payé nos impôts en France. […] Il faut être honnête avec la France, il ne faut pas se sauver quand on doit de l’argent, il faut se battre comme je me bats.”