Vendredi 5 et samedi 6 décembre 2025, Santa endossera le rôle de marraine du Téléthon 2025. Une mission nouvelle, qu’elle accueille avec une ardeur sincère. Face aux journalistes de Télé 7 Jours, l’interprète de Recommence-moi laisse transparaître cette timidité qui l’habite depuis toujours, mais qu’elle sait pourtant dompter lorsque l’urgence la convoque. Elle confie : "C'est paradoxal. Parfois, je n'ose pas aller demander une baguette de pain et, parfois, l'urgence est telle que je me fais violence pour servir de porte-voix, comme pour le Téléthon. Ce n'est pas du militantisme, juste du civisme et de l'humanité".
Je faisais l'école à la maison
Évoquant son enfance, la chanteuse – qui est marquée par des gestes obsessionnels – parle avec une douceur fragile de cette petite fille qu’elle n’a jamais cessé d’être, malgré les années. "Mon équipe me dit souvent : 'Toi, tu es une enfant au milieu des enfants.' C'est peut-être pour cette raison que j'ai une telle connexion avec eux. J'étais une petite fille ultra-timide, presque de façon maladive. Je ne sortais pas de chez moi, je faisais l'école à la maison. Je pense que je renoue avec mon enfance, aujourd'hui, je me fais des copains. J'espère avoir gardé une forme de pureté", confie-t-elle, comme si le temps n’avait jamais effacé sa vulnérabilité.
En 2022, dans le sillage de la période post-COVID, l’instruction à domicile avait séduit 72 000 familles. Trois années ont passé, et le paysage s’est métamorphosé : pour l’année scolaire 2024/2025, seuls 30 644 enfants sont concernés. Une diminution vertigineuse car entre-temps, le gouvernement a resserré les conditions de l’enseignement à domicile, refermant progressivement une porte autrefois très accessible. Cette année marque une nouvelle bascule : plus aucune dérogation spontanée n’est permise. Toutes les familles désireuses d’enseigner à domicile doivent désormais déposer une demande d’autorisation, comme une supplique adressée à l’institution.
Ne subsistent ainsi que quelques motifs permettant encore d’instruire son enfant à la maison :
– l’état de santé ou la situation de handicap de l’enfant,
– la pratique d’activités sportives ou artistiques intensives,
– l’itinérance de la famille,
– l’éloignement géographique de tout établissement public,
– ou l’existence d’une situation singulière propre à l’enfant, assez forte pour justifier un projet éducatif différent.
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