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Sarah Abitbol, violée : "stressée", elle va tout expliquer à sa fille de 8 ans

Sarah Abitbol lors de la Convention nationale pour la prévention de la violence sexuelle dans le sport à Paris le 21 février 2020. © JB Autissier/Panoramic/Bestimage
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Sarah Abitbol lors de la Convention nationale pour la prévention de la violence sexuelle dans le sport à Paris le 21 février 2020. © JB Autissier/Panoramic/Bestimage
C'est sans le soutien physique de son époux et de sa fille âgée de 8 ans, restés aux Etats-Unis, que Sarah Abitbol a dû affronter en France les semaines intenses qui ont suivi la parution de ses révélations sur les viols qu'elle a subis plus jeune. Une grande page est tournée, mais il va encore lui falloir raconter son histoire à Stella...

"Une nouvelle vie s'ouvre à moi", dit aujourd'hui Sarah Abitbol avec ce qui semble être de la sérénité, dans des propos qu'a recueillis le Journal du dimanche du 15 mars 2020. Mais que le chemin fut, depuis la révélation des viols qu'elle a subis, ardu ! Le journaliste Damien Burnier s'est attaché à retracer ce parcours de la combattante, de l'acceptation des faits à leur déballage massif en place publique, pour enfin pouvoir envisager l'avenir sous un jour nouveau, alors que son histoire pourrait prochainement faire l'objet d'une adaptation en téléfilm assorti d'un débat sur une grande chaîne.

Ce mot, maintenant, il faut le poser

Le récit remonte le temps jusqu'au 29 janvier 2020, à la veille de la sortie d'Un si long silence (Plon), le livre dans lequel l'ex-championne de patinage artistique dénonce son ancien entraîneur Gilles Beyer, qu'elle accuse de viol, d'attouchements et de harcèlement sexuel alors qu'elle était âgée de 15 à 17 ans, au début des années 1990. Pour préparer ses proches à l'onde de choc, elle leur adresse un SMS : "Je n'ai jamais eu la force ni le courage de vous parler par honte ou culpabilité. Mais vous êtes ma famille, mes amis...", leur écrit-elle en parlant d'"agressions sexuelles", se refusant à utiliser le mot approprié : "viols". Trop dur. Elle raconte d'ailleurs sa première réaction et cette forme de déni lorsque sa maison d'édition lui a envoyé l'épreuve de la couverture de l'ouvrage : "En voyant le sous-titre, Violée par son entraîneur à 15 ans, j'ai immédiatement appelé mon éditrice. Je lui ai dit : "On arrête tout, on change ça, je ne veux pas."" Sa psy, à qui elle réserve son appel suivant, la "secoue" : "Écoute, Sarah, tu veux guérir ou pas ? Ce mot, maintenant, il faut le poser."

Son père, très malade, aura tout juste eu le temps de l'armer de courage : "Il est parti une semaine avant la sortie du livre, mais c'est comme s'il m'avait donné là toute sa force pour la suite", se remémore Sarah Abitbol en repensant aux dernières paroles paternelles. Elle en avait bien besoin : la machine médiatique, déjà incandescente sous l'effet des révélations en cascade suscitées par le mouvement de libération MeToo, se met en marche, brutale. Elle repense ainsi à la première interview qu'elle a accordée, à Léa Salamé dans la matinale de France Inter, foudroyée lorsque la journaliste prononce le nom de son agresseur, qu'elle-même occultait dans son ouvrage, pour en ressortir "les jambes tremblantes, à la limite du malaise vagal".

Je pensais être seule au monde, mais il a fait un carnage

Sa prise de parole et les investigations de grands médias, le quotidien L'Equipe en tête, mais aussi l'enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris ont provoqué une réaction en chaîne : audition éprouvante par la police, en quête de faits non prescrits à porter devant la justice, nouveaux témoignages de victimes, destitution de Gilles Beyer, démission de Didier Gailhaguet de son poste de président de la Fédération des sports de glace (FFSG), intervention devant le Comité national olympique (le 21 février) dans le cadre d'un symposium sur la prévention des violences sexuelles...

Dans ce chemin de croix au grand jour, sur lequel il serait facile de défaillir, certains messages inattendus la ragaillardissent. "Je suis si fier de toi, mais est-ce que j'ai été à la hauteur ? Je ne t'ai peut-être pas assez aidée", se demande Stéphane Bernadis, son ancien compagnon sur la glace et à la ville. Le témoignage spontané, récemment, d'une "ex-camarade de glace" qui dit avoir subi exactement la même chose qu'elle et avec la même personne (Gilles Beyer) un an plus tôt la conforte aussi dans sa volonté de mettre rapidement en oeuvre son association, qui "devrait s'appeler La Voix de Sarah". "Je pensais être seule au monde quand ça m'est arrivé. Mais je vois qu'il a fait un carnage", mesure-t-elle.

Et maintenant ? Et après ? Peu concernée par l'élection à la présidence de la Fédération de Nathalie Péchalat, qui a fait cavalier seul alors qu'un mouvement collectif visait une totale rénovation de l'instance, Sarah Abitbol devait rentrer chez elle à North Miami Beach, en Floride, où elle vit et entraîne, mais s'est retrouvée bloquée par la situation sanitaire internationale. Son mari et sa fille Stella, 8 ans, sont restés à l'écart de la folie qu'elle a vécue. Lui n'était pas "pour" le livre et ne savait pas tout : "Quand il l'a lu, il était comme un fou. Il m'a dit : "Ce n'est pas possible, je ne pensais pas que c'était à ce point-là"", rapporte l'ancienne patineuse, qui, par pudeur, avait épargné à son conjoint le détail sordide des abus subis. Elle, si jeune, a été préservée, privée de télé française pour ne pas voir sa mère en plein cyclone médiatique. Mais Sarah "compte désormais lui expliquer ce qui lui est arrivé", ce qui "la stresse un peu". Une des dernières épreuves pour achever de tourner la page et embrasser un avenir où le silence ne fera plus la loi.

"Sarah Abitbol - Après la déflagration", un récit à retrouver en intégralité dans Le Journal du dimanche et sur lejdd.fr.

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