Bien avant de devenir l’un des visages associés à Révolution, Lydia Bouchard avait déjà accepté de se mettre en danger devant des caméras. En 2013, la danseuse professionnelle avait tenté sa chance dans La Voix, dans l’espoir de faire découvrir une autre facette de son talent. Cette étonnante séquence a refait surface en 2020, alors que Lydia Bouchard était invitée sur le plateau de La semaine des 4 Julie. Julie Snyder avait alors réservé une surprise à son invitée en présentant une audition qui n’avait jamais été diffusée.
À l’époque, Lydia Bouchard était âgée de 30 ans. Pour son audition à l’aveugle, elle avait choisi de chanter Je ne veux pas dormir ce soir, une chanson de Jean-Pierre Ferland. Un choix particulièrement symbolique puisque l’auteur-compositeur-interprète faisait également partie des juges de l’émission. Après sa prestation, Jean-Pierre Ferland lui avait d’ailleurs fait savoir qu’il avait apprécié son interprétation, mais surtout le choix de son répertoire. "Si vous avez choisi cette chanson-là pour me faire plaisir, vous avez réussi", lui avait-il lancé.
Malgré ce commentaire, aucun des juges n’avait appuyé sur le bouton pour se retourner. Pour Lydia Bouchard, cette absence de réaction ne constituait toutefois pas un drame. Au contraire, elle voyait cette expérience comme une manière de se confronter à une situation inconfortable et de prendre des risques dans son métier.
Interrogée par Julie Snyder sur cette expérience, Lydia Bouchard avait expliqué qu’un artiste devait parfois accepter de sortir de sa zone de confort et de se retrouver dans des situations où le résultat n’est pas garanti. "Il faut se mettre dans la merde!", avait-elle lancé avec son franc-parler habituel. Cette philosophie permettait aussi de comprendre pourquoi la danseuse n’avait pas considéré son audition comme un échec. Pour elle, passer devant un jury fait partie du parcours artistique, peu importe l’issue de la prestation.
À cette époque, Lydia Bouchard avait déjà plusieurs cordes à son arc. En plus d’être danseuse, elle était aussi chorégraphe, metteure en scène et autrice. Son passage dans La Voix avait ainsi permis de mettre en lumière une autre de ses aptitudes : le chant. Lors de son entretien avec Julie Snyder, elle avait également accepté de parler de sa réalité familiale. Mère de trois enfants, dont l’aînée était alors âgée de dix ans, elle avait abordé la fameuse question de la conciliation entre le travail et la famille.
Pour elle, cette conciliation parfaite relevait davantage du mythe. Sa famille avait toujours occupé une place prioritaire dans sa vie et son travail avait parfois dû passer au second plan. Mais lorsqu’il fallait faire des sacrifices, elle constatait surtout que le temps personnel était celui qui disparaissait. Cette plongée dans les archives de La Voix avait donc permis de découvrir une Lydia Bouchard différente de celle que le public connaissait notamment grâce à Révolution.