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Steven Bowditch : Après l'alcool, le suicide et la dépression... la victoire

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Steven Bowditch (30 ans) revient de loin. De très loin même. Passé tout près de la mort, le golfeur a décroché le 30 avril son premier titre majeur. Une belle revanche pour celui qui avait tenté de mettre fin à ses jours.

C'est l'histoire à la fois tragique et terriblement banale d'un sportif de haut niveau qui perd pied face au manque de résultats comme le raconte le site Internet Couriermail.com.au. L'Australien Steven Bowditch débute son long chemin de croix en 2005, alors qu'il doit intégrer le prestigieux PGA Tour, l'élite du golf mondial. Mais le sportif souffre alors de violentes migraines, de saignements de nez, d'insomnies chroniques. Le verdict tombe, tel une guillotine, sur le cou du condamné : "dépression sévère." Un diagnostic que n'accepte pas le jeune sportif, qui se réfugie dans l'alcool pour fuir l'angoisse, rapporte L'Équipe. "Je commençais à boire à 13h et c'était non-stop jusqu'à 5h le lendemain matin. L'alcool était ma seule échappatoire", confie-t-il au quotidien sportif.

En 2006, Steven Bowditch franchit une nouvelle étape, qui se veut être la dernière d'une longue descente aux enfers. Douze jours sans sommeil, le golfeur descend une bouteille de scotch avant de dormir deux jours de suite, puis d'empiler les couches de vêtements à son réveil et de se jeter dans la piscine. Sa survie, il ne la doit qu'à sa petite amie qui l'a repêché avant le moment fatidique. 2006 s'achève dans l'anonymat le plus complet, avec vingt échecs consécutifs à passer le cut (possibilité de disputer "la phase finale" du tournoi).

Paradoxalement, ce retour sur les greens est le début d'un long chemin vers la guérison. "Généralement, un homme est identifié comme faible s'il reconnaît avoir des problèmes psychologiques, analyse-t-il. Mais la dépression est quelque chose de très banal. Plus tôt vous vous ferez soigner, plus vite vous serez capable de vous en remettre. N'ayez pas honte de souffrir." Dans un sport où il est rare d'afficher la moindre émotion, de laisser transparaître la moindre faiblesse mentale, Steven Bowditch détonne. En 2007, il confesse son mal au PGA Tour qui lui accordera pour 2007 la "medical exemption", lui permettant de conserver sa place au plus haut niveau.

Il devient porte-parole d'une association de soutien aux dépressifs au côté d'un autre ancien dépressif sportif de haut niveau, le rugbyman australien Ben Tune. C'est en 2011 qu'il effectue son grand retour sur le circuit principal, avec en point d'orgue sa victoire au Texas Open et ses 1,2 million de dollars le 30 mars dernier, lui ouvrant ainsi les portes du mythique Masters d'Augusta. "Je ne me considère pas comme guéri, nuance-t-il cependant. C'est un travail de tous les jours, me forçant à travailler sur moi-même et à aller de l'avant."

Après avoir vaincu l'alcool, la dépression, les insomnies et ses périodes d'anxiété qui l'ont conduit à vouloir mettre un terme à sa vie, Steven Bowditch peut enfin savourer un bonheur simple, sans jamais oublier son leitmotiv : "Rester positif."

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