À 66 ans, l'ex-journaliste Tina Kieffer, célèbre pour avoir dirigé la rédaction de Marie-Claire, fête actuellement les 20 ans de son ONG "Toutes à l'école", fondée en 2006. À l'occasion d'un grand portrait croisé publié dans les colonnes de TV Magazine, et illustré par un shooting entourée des marraines stars de l'association, la sexagénaire s'est laissé aller à quelques confidences sur sa famille, et tout particulièrement sur sa fille adoptive.
Car Tina Kieffer est à la tête d'une grande tribu de cinq enfants. Avant de se lancer dans l'adoption, l'ex-journaliste était déjà maman de quatre enfants nés de ses précédentes relations : ses aînés, Barbara et Benjamin, ainsi que Matis et Carla.
Mais dans cette édition de TV Magazine, c'est la petite dernière de la fratrie qui attire l'attention : Chandara. En 2004, lors d'un voyage au Cambodge avec son ex-mari et deux de ses enfants, Tina Kieffer croise la route d'une fillette de 4 ans en pleurs dans un orphelinat qui vient de fermer. C'est le coup de foudre maternel. Elle l'adopte, la ramène en France pour la soigner et lance dans la foulée la création du complexe scolaire Happy Chandara, du prénom de la petite fille.
Vingt ans plus tard, le lien qui les unit est resté fusionnel. L'hebdomadaire révèle en effet que la jeune femme vit toujours aux côtés de sa mère dans son duplex parisien. Si elle s'était fait appeler Claire à son arrivée en France (en référence à Claire Chazal, marraine de l'ONG), la jeune femme a depuis repris son prénom cambodgien. Chandara a aussi trouvé sa propre voie. "C'est une passionnée de théâtre et une artiste", confie Tina Kieffer.
Maman dans l'âme, celle qui assure qu'elle aurait volontiers donné naissance à un sixième enfant explique cette vocation intime : "J'ai toujours aimé les enfants... Quand j'étais petite, et que ma sœur est née, je me suis occupée d'elle".
En parallèle de sa vie de famille, son implication au Cambodge continue de grandir : son école accueille désormais 1700 jeunes filles et Tina a récemment mis en place une cantine 100 % sans pesticides en rachetant la production des cultivateurs locaux. Mais malgré ses efforts, elle se retrouve encore hélas freinée par l'administration. "J'aurais adoré ouvrir un orphelinat. Je me sens très proche des tout-petits. Mais c'est compliqué : les adoptions sont interdites entre le Cambodge et la France depuis 2022. Mais je me dis qu'un jour, pourquoi pas ?", espère-t-elle encore.