Emmanuel Petit n'a pas pour habitude de pratiquer la langue de bois. L'ancien milieu de terrain, bien connu pour avoir marqué le troisième but de l'équipe de France lors de la finale de la Coupe du monde 1998 face au Brésil, a pris la parole sur ses réseaux sociaux pour exprimer son vif mécontentement concernant l'évolution de son sport.
Désormais consultant, l'ancien joueur de l'AS Monaco et d'Arsenal vient de publier un texte revendicatif sur son compte Instagram. Il y cible la gestion actuelle du football. Le père de Zoé, qui a coupé les ponts avec lui, estime en effet avoir "vu le sport que nous aimons s'éloigner de ses valeurs fondamentales sous la direction actuelle de la FIFA". Selon lui, "l'exercice du pouvoir a altéré la capacité des dirigeants actuels à distinguer leurs intérêts personnels de l'intérêt supérieur du football". Face à ce constat, sa conclusion est claire : "Trop, c'est trop".
Celui qui rappelle avoir "porté avec fierté le maillot de notre équipe nationale" souligne que les exploits des footballeurs reposent avant tout sur "les supporters, dont la passion et l'engagement constituent le fondement de ce sport". Il dénonce ainsi la mise à l'écart de ces acteurs essentiels : "Depuis trop longtemps, des décisions majeures ont été prises sans consultation ni considération des joueurs, et sans aucun égard pour les supporters".
Pour l'ancien champion d'Europe 2000, le changement de cap est alors nécessaire. Emmanuel Petit demande à ce qu'on accorde "aux joueurs et aux supporters un droit de regard réel et direct sur la gestion du football". "Ceux qui foulent la pelouse, comme ceux qui occupent les tribunes, méritent de pouvoir s'exprimer véritablement", écrit-il.
Bien qu'il reconnaisse qu'il y a "au sein de la FIFA, des personnes de bonne volonté", Emmanuel Petit estime qu'"une nouvelle ère exige un changement structurel". Il lance ainsi un appel "à toutes les parties prenantes à passer à l'action pour redéfinir l'avenir de notre sport".
Jugeant que la communauté du football s'est tue "trop longtemps", Emmanuel Petit termine son message sur une promesse : "Pour les supporters, pour les joueurs et pour le bien de ce sport, nous ne garderons plus le silence".