Vittoria de Savoie, fille d'Emmanuel-Philibert de Savoie et de l'actrice Clotilde Courau, a été interrogée sur le phénomène des "nepo babies". La jeune femme, qui s'intéresse elle aussi au milieu artistique, reconnaît sans détour que grandir dans une famille déjà connue peut aider à faire ses premiers pas. "Alors je vais pas mentir, ben c'est évidemment qu'il y a une aide. Déjà que le milieu du cinéma ou artiste de manière générale est hyper compliqué à juste rentrer dedans, c'est net parce que tu es déjà un peu dedans", a-t-elle expliqué sur TF1.
Mais selon Vittoria de Savoie, cet avantage peut aussi avoir son revers. Elle évoque notamment la pression du regard des autres et les comparaisons avec les parents. Elle explique : "Par contre après il y a toute cette pression et ce petit syndrome de l'imposteur qui est qui va avec la peur du jugement et les gens qui vont te comparer à tes parents." La jeune femme estime également que cette pression peut venir de soi-même. Lorsqu'on porte un nom connu, il est parfois difficile de ne pas se demander si l'on est à la hauteur : "Toi-même, tu peux te mettre un peu plus de pression et tu peux avoir ton petit diable qui vient parler de temps en temps."
Sur ce point, ses propos font légèrement écho à ceux de Vanessa Paradis. Invitée dans C à Vous, la chanteuse et comédienne avait évoqué le parcours de ses enfants, Lily-Rose Depp et Jack Depp. La mère de famille reconnaissait que leur nom pouvait leur faciliter certaines choses. "Ça ouvre des portes parce que nos noms vous portent", avait-elle expliqué. Mais elle ajoutait que cette situation pouvait aussi attirer davantage de jugements : "Mais après, vous êtes tellement plus jugés que les autres. Moi, je trouve que c'est un handicap."
Pour Vanessa Paradis, les enfants de personnalités connues doivent malgré tout fournir le même travail que les autres, voire davantage pour faire leur place. "Ça ouvre des portes, mais vous avez quand même tout le travail à faire, au même titre que les autres. Je trouve même plus que les autres.", a-t-elle confié. Vittoria de Savoie partage d'ailleurs une réflexion assez proche sur l'importance du travail et de la motivation personnelle.
Elle ajoute : "Qu'on soit nepo ou pas, tu peux être la fille de mais tu bosses pas, bon ta carrière bah peut-être durer cinq ans, tu vois et au final c'est pas ça le but." La jeune femme tient finalement à rappeler ce qui la pousse à avancer dans cette voie : "Je fais vraiment ça par passion parce que j'aime ce métier et que j'ai des choses à dire."
Pour elle comme pour Vanessa Paradis, le nom de famille peut donc faciliter les premiers pas, mais il ne fait pas tout lorsqu'il s'agit de construire sa propre carrière.