Fille aînée d'Emmanuel-Philibert de Savoie et de Clotilde Courau, Vittoria di Savoia est considérée comme l'actuelle héritière de la maison de Savoie par une partie des monarchistes italiens. Si elle porte les titres de princesse de Carignan et de marquise d'Ivrée et qu'elle a grandi dans un milieu privilégié, la jeune femme de 22 ans n'hésite pas à s'éloigner des protocoles royaux pour suivre sa propre voie. "Jusqu'à mes 18 ans, je détestais parler de monarchie, je pouvais même me mettre en colère si on m'appelait princesse. Je ne me suis jamais considérée ainsi…", racontait-elle à Madame Figaro dans un entretien paru en octobre 2024.
Partie à Londres pour suivre un cursus en sciences politiques, elle a finalement tout abandonné sans le dire à ses parents lorsqu'elle s'est découvert une passion pour le théâtre. "Sur scène, je me suis tout à coup sentie comprise, vivante et libérée. En sortant, j'ai appelé ma mère pour le lui dire, et elle m'a encouragé à continuer", se souvenait-elle. La grande sœur de Luisa a alors suivi une formation à New York au célèbre Lee Strasberg Theatre and Film Institute afin de mettre toutes les chances de son côté. Elle s'est ensuite installée à Paris pour poursuivre son rêve de devenir comédienne.
Cette formation new-yorkaise, Vittoria di Savoia tenait à se l'offrir elle-même. Malgré son statut et le milieu privilégié dans lequel elle a grandi, la jeune femme a donc travaillé pour financer son projet. "J'étais fière, car je me suis offert ce stage avec mon argent, celui que j'ai gagné avec le mannequinat et les petits boulots que j'ai pu exercer dans des pubs ou des restaurants. Ma mère nous a toujours appris, à ma petite sœur, Luisa, 18 ans, et à moi, la valeur du travail", avait-elle expliqué.
Dans une interview accordée au journal italien Corriere della Sera, Vittoria di Savoia avait donné davantage de détails sur ces expériences professionnelles, menées loin de son image de princesse. Pour gagner son indépendance financière, elle n'a pas hésité à travailler anonymement comme n'importe quelle jeune femme de son âge. "Pour subvenir à mes besoins, j'ai trouvé un travail dans une galerie d'art, la Thaddaeus Ropac, et dans un pub, où je servais aux tables et faisais un peu de tout", avait-elle raconté. Vittoria di Savoia a donc multiplié très tôt les expériences. Une indépendance à laquelle Clotilde Courau a largement contribué, en transmettant à ses deux filles une valeur qui ne dépend d'aucun titre de noblesse : celle du travail.