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Zara Larsson - Harcèlement dans l'industrie musicale : "J'ai croisé pas mal de gens vraiment flippants" (EXCLU)

15 photos
Zara Larsson sort son 3e album, "Poster Girl", le 5 mars 2021. Depuis des années, la jeune Suédoise gravite dans l'industrie musicale, puisqu'elle a débuté à 10 ans en remportant l'équivalent de l'émission "Incroyable Talent". Et elle l'assure : ce qu'elle y a vu n'a pas toujours été tout rose...

Purepeople : Tu as commencé ta carrière très jeune. Est-ce qu'il t'arrive d'être un peu fatiguée ?

Zara Larsson : C'est vrai que c'est beaucoup de travail, mais c'est vraiment marrant. Je fais tellement de choses différentes que je n'ai pas l'occasion de m'ennuyer. Je rencontre plein de gens, je suis en studio, je répète, je fais des photoshoots. Et ce que je préfère, c'est être sur scène. Mais je fais ça depuis vraiment longtemps et je n'ai que 23 ans. J'ai toujours dit que je voulais être chanteuse pour le restant de mes jours mais je commence à me dire que peut-être pas. Je pourrais avoir envie de faire d'autres choses, comme de la réalisation, ou de la production...

Tu as de très nombreux artistes talentueux en Suède. Comment se déroule ton éducation artistique ?

Je crois qu'une fois qu'une personne est devenue célèbre, les autres peuvent suivre ses pas. C'est un avantage pour moi d'arriver à Los Angeles ou autre et de dire que je suis suédoise. Les gens ont bien plus de respect pour les artistes pop qui viennent de Suède. Chez nous, à l'école, tout le monde apprend la musique. Il est aussi plus facile d'obtenir des bourses scolaires pour étudier l'art. On a vraiment l'opportunité de se dire qu'on peut tenter de suivre un rêve sans se soucier à 100% de l'argent dont on a besoin pour se nourrir. Culturellement, on a beaucoup de chance.

Est-ce que tu ressens une certaine pression au quotidien en tant que chanteuse pop ?

Complètement ! Je me suis sentie assez mal par rapport à ça pendant un moment. Il y a des fois où je n'osais pas sortir de chez moi sans maquillage, parce que je pensais que les gens seraient déçus de me voir en vrai et de trouver que je ne suis pas jolie. Ce qui est vraiment triste, dans le fond. Bien sûr, je suis plus qu'un simple visage, mais c'est ce que je ressentais. Maintenant, je suis plus à l'aise avec ça. Je n'ai pas à satisfaire tout le monde tout le temps. En ce moment, cela dit, on ne peut plus se comparer qu'à des gens en ligne, donc toutes les plus belles femmes du monde entier, qui ne montrent que leurs meilleurs angles. Même en tant qu'artiste, ça peut être difficile.

De nombreuses chanteuses balancent les comportements déplacés qui gangrènent l'industrie musicale. Qu'en penses-tu ?

Pour les femmes, c'est un problème en général. L'industrie musicale n'est pas épargnée. Mais j'ai commencé très jeune. Tellement jeune que ça aurait été vraiment bizarre que quelqu'un tente quelque chose avec moi. J'avais 15 ou 16 ans, et j'ai toujours eu ma mère avec moi, mon manager. J'ai toujours été protégée par des personnes qui se soucient de mon bien-être. Et depuis #MeToo, les choses changent. J'essaye de m'entourer le plus possible de femmes, ou de bonnes personnes que je connais depuis longtemps. Parce qu'il y a des gens vraiment flippants dans les parages et j'en ai croisé pas mal. Parfois, ça ne veut rien dire que vous les connaissiez depuis longtemps. Les choses sont normales et tout à coup tu te dis, "Woaw, je ne m'attendais pas à ça de ta part". Mais, vraiment, ça concerne toutes les femmes et tous les univers professionnels. Alors il faut qu'on parle, qu'on tape du pied et qu'on ose dire que ce n'est pas normal...

Propos recueillis par Yohann Turi. Toute reproduction interdite sans la mention de Purepeople.

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