Voilà maintenant plus de quatre décennies que John Lennon n'est plus. Pour rappel, la star britannique membre des Beatles avait été assassiné en 1980 à l'âge de 40 ans. Il a laissé derrière lui d'innombrables tubes, comme Imagine, Let it be, Here comes the sun ou encore Hey Jude. Mais ce n'est pas tout. John Lennon laisse une empreinte indélébile dans le monde de la musique, à tel point qu'une boisson estivale avait été baptisée en clin d'oeil à son nom. Mais ce sera très prochainement de l'histoire ancienne. En effet, la brasserie artisanale L'Imprimerie, située à Bannalec dans le Finistère, se retrouve en effet contrainte de cesser la production de sa bière "John Lemon" après une mise en demeure de Yoko Ono, veuve de John Lennon.
A la tête de cette petite structure finistérienne de trois salariés produisant 500 000 litres par an, Aurélien Picart. Ce dernier a d'abord peiné à prendre la menace au sérieux. Comme le relate Le Parisien, cet artisan qui privilégie un circuit court de quarante kilomètres proposait sa recette citron-gingembre depuis cinq ans sans encombre. Alors, forcément, lorsqu'il a reçu le courrier d'avocat, ce fut la stupeur. "J’ai cru à une arnaque !", avoue-t-il. L'entrepreneur breton pensait sincèrement avoir affaire à une mauvaise blague lors des premiers signaux : un coup de téléphone, suivi de courriers électroniques étranges provenant des Pays-Bas. Le doute s'est définitivement dissipé à la réception d'une lettre recommandée avec accusé de réception émanant d'un cabinet international agissant pour Yoko Ono, la veuve de l'artiste.
Les exigences financières ont rapidement refroidi l'artisan. Dans les colonnes du Parisien, il détaille le contenu de ce courrier officiel. "On a vu des milliers d’euros sur celui-ci, indique-t-il. C’était un cabinet d’avocat international qui parlait au nom de Yoko Ono, la veuve de John Lennon… On nous demandait de retirer le plus rapidement possible le nom de notre bière et donc de cesser sa commercialisation avec ce jeu de mots, sous peine de 100 000 euros d’amende, majorée de 500 à 1 500 euros par jour avec les délais de non-respect de retrait du marché." Il découvre alors qu'un confrère normand a subi les mêmes foudres en 2017. "Sauf que lui avait des millions de bouteilles… Moi, au final, il m’en reste 5 000 à écouler jusqu’au 1er juillet. On a fini par trouver un arrangement avec les avocats de Yoko Ono", précise-t-il. Une course contre la montre s'engage donc pour l'entreprise. "On a 5 000 bières 'John Lemon' encore. Le but serait quand même qu'on les écoule avant le 1er juillet, auquel cas on serait hors la loi… ou voués à les boire nous-mêmes !", lâche Aurélien Picart. Le brasseur garde néanmoins son humour pour l'avenir de son affaire : "Et pourquoi pas Jaune Lemon ?"
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