L’image avait choqué ses abonnés. Visage tuméfié, nez abîmé, regard encore marqué par l’épreuve… Ariane Brodier avait partagé, il y a quelques mois, une photo qui n’avait laissé personne indifférent. Depuis, le silence. Jusqu’à aujourd’hui. L’humoriste a décidé de revenir sur ce qu’elle a vécu, dans une prise de parole aussi courageuse que bouleversante. C’est face à Hugo Clément qu’elle a choisi de raconter les faits, dans une interview sans filtre. Et ce qu’elle révèle dépasse largement ce que l’on pouvait imaginer.
Car derrière cette image-choc se cache en réalité une double agression, survenue à quelques jours d’intervalle. Tout commence lors d’une sortie en pleine nature, dans un cadre qu’elle connaît pourtant bien. Passionnée de course à pied, Ariane Brodier pratique régulièrement le trail. Mais ce jour-là, tout bascule. "J’étais en trail et je me suis fait mordre par un chien. Un chien qui m’a chargé, qui était avec une longe, mais avec pas de maître au bout" raconte-t-elle. Une scène d’une rare violence, dans un endroit isolé où elle n’a aucune échappatoire.
"C’était un mono trace, je n’avais pas de solution que d’attendre. J’ai stoppé, il m’a déjà mordu à la main." Malgré la panique, elle tente de garder son calme, forte de son expérience avec les animaux. "Je connais très bien les chiens… j’ai essayé de le rassurer “Oh le toutou, il est mignon…”" poursuit-elle, mais la situation ne s’améliore pas, bien au contraire. "Ça pissait le sang… et puis après il m’a mordu au mollet… c’était une meute de chiens, ils étaient trois." Face au danger, elle adopte une stratégie de survie. "J’ai essayé d’être le plus calme possible pour pas que les autres me sautent dessus." Une scène d’une violence rare, qu’elle parvient pourtant à gérer avec sang-froid. Mais le plus dur reste à venir.
Trois jours seulement après cette première agression, l’humoriste décide de ne pas céder à la peur. Elle retourne courir, accompagnée de son chien, bien décidée à ne pas abandonner cette liberté qui lui est essentielle. Un choix courageux… qui va malheureusement la replonger dans l’horreur. "C’est quand même hyper dommage d’arrêter la pratique d’un sport que t’aimes, qui est la liberté, parce que t’as peur d’un chien. Donc je me suis dit “faut pas que j’ai peur” donc je suis sortie de chez moi avec mon chien pour justement ne pas devenir phobique" raconte-t-elle. Une décision courageuse… qui va malheureusement tourner au drame.
"Et là justement j’ai croisé quelqu’un, je ne vais pas rentrer dans les détails, car il y a une procédure judiciaire en cours. Mais en gros cette personne à qui j’ai demandé juste d’attacher son chien parce que je n’étais pas à l’aise avec ça, c’était trop frais par rapport à l’agression" se souvient-elle. La tension monte rapidement : "Eh ben il s’est énervé, ça s’est envenimé. Au final cette personne m’a frappé et m’a cassé le nez. Il m’a bien cassé le nez avant d’avoir explosé mon téléphone pendant que j’étais en train d’appeler les secours". Le choc est immense. Une violence incompréhensible, qui laisse des traces physiques… mais surtout psychologiques.
Depuis ces événements, la vie d’Ariane Brodier a profondément changé. Si elle tente de reprendre le cours de ses activités, rien n’est plus vraiment comme avant. "Psychologiquement c’est hyper dur… j’avais hyper peur de sortir de chez moi, car on parle autour de chez moi." Son quotidien a été profondément bouleversé. : "Je continue de courir, mais plus autour de chez moi pour l’instant je suis obligée de prendre la voiture pour aller courir. C’est à l’antipode de ce que j’aime faire". Pour une femme habituée à courir librement, ce changement est radical. Malgré tout, Ariane Brodier refuse de céder complètement. Continuer à courir, même ailleurs, reste pour elle une manière de reprendre le contrôle. Mais surtout ne pas laisser ces agressions définir sa vie.
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