Révélé au grand public sur M6, dans Top Chef, il y a six ans déjà, Mory Sacko est aujourd'hui un chef incontournable sur la scène gastronomique. Non content d'avoir ouvert son établissement parisien MoSuke et décroché sa première étoile au Guide Michelin dans la foulée, il s'occupe aussi depuis début 2026 des voyageurs des classes Première et Business d'Air France décollant d'Abidjan. Et pour couronner le tout, Mory Sacko sera la star de Food samouraï en septembre, une série documentaire en six épisodes tournée au Japon.
Quand il est chez lui en revanche, celui qui attend un deuxième enfant n'est pas tellement du genre à s'éterniser en cuisine. Toutefois, il s'y trouve bien sûr des indispensables. En effet, dans les placards du chef, la reine absolue est la sauce soja révèle-t-il dans les colonnes de Notre Temps, et plus particulièrement la version tamari, garantie sans ajout de blé. "Pour moi, c'est un incontournable. Je m'en sers pour remplacer le sel dans de nombreuses recettes", avoue-t-il, soulignant sa préférence pour cette variante : "Son goût est un peu plus brut, ce que j'apprécie."
Grand voyageur, Mory Sacko ramène aussi toujours de ses périples des épices (comme le doux curry Vadouvan) pour pimper ses repas. "Elles permettent d'égayer facilement le quotidien et les plats. Une omelette nature avec un peu de cumin, du paprika ou des épices cajun n'aura pas la même saveur", explique l'expert. Mais son véritable secret réside dans son amour inconditionnel pour le beurre, qu'il adapte selon ses envies (du demi-sel pour un moelleux au chocolat, du doux pour une sole meunière).
Côté repas, il y en a un des plus réconfortants pour Mory Sacko : la volaille jaune des Landes rôtie sur son lit de pommes de terre. "Je badigeonne le poulet avec du beurre, du thym, des aromates, et mets un peu d'ail à l'intérieur", précise-t-il. Le chef a aussi une technique infaillible pour réussir sa recette : "Démarrer la cuisson en mettant le poulet sur le côté, sur une cuisse, de sorte à protéger les blancs, et le retourner sur l'autre cuisse à mi-cuisson."
Le mari d'Emilie reste aussi profondément attaché à ses racines alors, lorsqu'il s'agit d'évoquer sa madeleine de Proust, il met plutôt en avant le bissap, cette célèbre infusion de fleurs d'hibiscus très consommée en Afrique subsaharienne. "J'en bois depuis que je suis petit, avec un peu de sucre et de la menthe. J'aime son côté acidulé et mentholé", conclut le jeune chef.
player2
player2
player2