Ce jeudi 19 mars 2026, France 2 diffuse à 21h10 un numéro inédit d'Envoyé Spécial. Au sommaire : La bataille de Marseille, Liban, les chrétiens entre deux feux, Internes, le blues des blouses blanches, et E414, l'additif de la guerre. Cette émission est pour rappel présentée par Elise Lucet, une célèbre journaliste qui a pourtant rêvé d'embrasser une autre carrière plus jeune. Un sujet que la maman de Rose a abordé lors d'une interview avec Le Monde.
"Je ne serais pas arrivée là si mes parents ne m’avaient pas transmis dès le berceau la curiosité des autres, en m’emmenant chaque été, pendant deux mois, camper quelque part en Europe. Mon père était professeur d’anglais, et très liant, on parlait avec tout le monde ! Je ne serais pas non plus devenue journaliste si Haroun Tazieff (un célèbre volcanologue, ndlr) ne m’avait pas découragée d’être volcanologue. À 10 ans, je voulais sillonner la planète de volcan en volcan. J’ai écrit une lettre à M. Tazieff, lui demandant des conseils d’orientation. Il m’a gentiment répondu qu’il me fallait une double agrégation de mathématiques et physique. Cela a mis fin à ma vocation.", a raconté celle qui présente également le JT de 13 Heures sur France 2, ainsi que le magazine Cash Investigation.
Pour rappel, il s'agit d'un métier assez rare. En effet, on ne compte aujourd'hui que quelques centaines de spécialistes à temps plein en France, dont moins d'une centaine de chercheurs statutaires. La profession n'a d'ailleurs pas de titre administratif unique et regroupe plutôt des experts en géologie, sismologie ou géochimie, répartis dans des pôles d'excellence très ciblés comme l'Institut de Physique du Globe de Paris ou le Laboratoire Magmas et Volcans de Clermont-Ferrand. À l'échelle mondiale, la communauté ne dépasserait même pas les 2 000 scientifiques. Précisons, bien que cela semble logique, qu'être volcanologue, c'est se concentrer sur la compréhension de la formation et de l’activité éruptive des volcans.
Un domaine qui a donc beaucoup intéressé Elise Lucet, qui a cependant manqué de rigueur à l'école. Elle a ainsi rapidement abandonné ce rêve : "Le système scolaire n’était pas fait pour moi. Mon enfance, dans la campagne du Calvados, c’était la liberté. Les copains, le vélo (puis la mobylette à 14 ans), les pique-niques, les cabanes, zéro inquiétude parentale lorsque je m’éloignais, une maison familiale ouverte, avec tout un tas de gens différents puisque mon père était aussi chanteur et compositeur (...) Mon problème, c’est que j’avais envie de toucher, d’expérimenter, de rencontrer, et qu’on me disait de m’asseoir et de prendre des notes. Gagnée par l’ennui, je suis devenue dilettante. En terminale, je séchais les cours de maths et physique, alors que je préparais un bac scientifique (...) J’ai eu le bac à l’arrache. J’ai déserté la fac, à Caen, au bout de trois semaines, ce que je n’ai avoué à mes parents que des mois plus tard."
Mais sa maman eu "confiance" en elle, et Elise Lucet est alors devenue par la suite la grande et respectée journaliste et investigatrice que tout le monde connaît aujourd'hui.