Lors de son passage dans l'émission Les Maternelles XXL, Sylvie Testud - toujours à l’affiche de la pièce La Vérité de Florian Zeller à Paris - a été interrogée sur son enfance. Et notamment sur ses retrouvailles avec son père, qui avait quitté le foyer quand elle n'avait que 2 ans. Une fois adulte, "à 34 ans", celle qui est accro aux déménagements l'a donc recroisé, "au théâtre" : "Je jouais une pièce de Stefan Zweig, La pitié dangereuse, je jouais une femme handicapée qui arrive avec son fauteuil. Et quand j'arrive, la salle était assez complète, enfin pleine, et il y avait ces petites lumières sur les marches. Et c'est comme si une lumière m'avait dit 'tiens, regarde ce monsieur'. Quand je suis arrivée, c'est la première personne que j'ai vue. Je lui ressemblais énormément. J'avais volé une petite photo quand j'avais 10 ans, et je l'ai reconnu. J'avais quasiment la certitude que c'était lui. "
Celle qui a reçu le César du meilleur espoir féminin en 2001 pour Les Blessures assassines, puis celui de la meilleure actrice pour Stupeur et Tremblements en 2004, l'a par la suite contacté : "Je pensais avoir un énorme trac, on m'a donné son numéro, et quand je l'ai composé, le trac est tombé. Je me suis présentée, et il m'a dit avec un accent 'c'est bien de me téléphoner'. Tout s'est calmé. Il n'était pas la personne que j'avais imaginée."
A-t-elle conservé des liens avec lui après ? "Non, pas tant. Parce que je pense que c'est difficile d'avoir inventé quelqu'un comme j'ai fait toute sa vie, et de voir quelqu'un de vraiment sympathique. Mais s'il est parti c'est qu'il avait raison. Quand j'ai écrit mon livre (Gamines, dans lequel elle parle de lui, ndlr), je lui ai envoyé une petite note en lui disant 'j'ai écris ca avec le plus de respect possible, j'espère que vous ne prendrez pas ombrage'. Il n'a jamais répondu."
Sylvie Testud s'est confiée dans la foulée sur ses deux enfants : Ruben, né en 2005 et Esther née en 2010. En expliquant notamment avoir beaucoup "de patience avec les mômes" et avoir un jour "scotché" son fils en ne cédant pas à ses caprices : "J'ai vu la terreur dans les yeux !" Elle s'est pour rappel séparée du père de ces derniers après vingt-cinq ans de vie commune.