L’émotion était à son comble dans les allées du cimetière du Père-Lachaise ce lundi 30 mars 2026. Dix jours après la disparition d’Isabelle Mergault, emportée à 67 ans par un cancer, ses proches se sont réunis pour une cérémonie à la fois simple et profondément bouleversante. Fidèle à son tempérament, l’actrice avait souhaité un dernier adieu sans artifice, ouvert à tous, dans une atmosphère sans prétention. Dès 10 h 30, la coupole du cimetière parisien s’est remplie.
Autour de sa famille, et de ses filles, Maya et Iris, de nombreuses figures du paysage médiatique ont fait le déplacement. Laurent Ruquier, Christine Bravo, ou encore Anne Roumanoff ont été aperçus, tous marqués par la disparition de celle qui a longtemps fait rire des millions de Français. Mais un visage en particulier a retenu l’attention : celui d’Antoine Duléry. L’acteur, qui a partagé une histoire d’amour avec Isabelle Mergault dans les années 1980, est apparu profondément touché.
Sur les photos, on le voit avancer lentement à l’arrivée du cimetière, mains dans les poches, le regard baissé derrière ses lunettes teintées. Une posture qui en dit long sur l’émotion qui l’habite. Entouré de quelques proches, dont Laurent Baffie, marchant d’un pas mesuré dans les allées visiblement absorbé par ses pensées, l’ancien compagnon d’Isabelle Mergault a choisi de porter un long manteau sombre. À ses côtés, les regards sont graves, les conversations rares. Sur d’autres clichés, son visage se ferme davantage encore. Les traits sont tirés. Derrière ses lunettes, difficile de deviner son regard, mais tout son langage corporel traduit une peine sincère.
Cette émotion, Antoine Duléry l’avait déjà exprimée avec des mots simples, mais puissants : "Sa mort m’a attristé, car je ne m’y attendais pas du tout, je ne savais pas qu’elle était malade". Au-delà du choc, c’est aussi toute une histoire qui remonte à la surface. Leur rencontre, leurs débuts au théâtre, cette jeunesse partagée. "J’ai eu une très jolie histoire avec elle, c’est le souvenir de mes 20 ans", confie-t-il dans Gala. Des mots chargés de nostalgie, comme un retour à une époque insouciante désormais lointaine. Il se souvient d’une femme lumineuse, drôle, mais aussi profondément cultivée. "Elle était très intelligente et talentueuse (…) j’en étais fou", ajoute-t-il.
Après la cérémonie, Antoine Duléry a pris la parole au micro de BFMTV visiblement bouleversé, pour évoquer celle qui a marqué sa jeunesse et sa vie. Avec une émotion palpable, il a confié : "Moi c’est mes 20 ans Isabelle j’ai fait mes deux premières pièces avec elle à 20 ans et 25 ans. C’était quelqu’un de très très très touchant. On a vécu un très très beau moment ensemble." Il a ensuite tenu à rendre un dernier hommage à celle qui était restée son amie : "C’est la première du cours Florent qui s’en va. C’est beaucoup de tristesse, c’était quelqu’un de très très drôle, de très cultivé. (...) C’était quelqu’un de merveilleux, de très très brillant, qui avait cette pudeur de toujours de me faire rire, mais c’est quelqu’un de très profond. C’est très triste aujourd’hui, c’est important qu’on soit là".
Après la cérémonie laïque, l’inhumation devrait se dérouler dans l’intimité au cimetière de Montmartre. Un dernier moment, loin des regards, pour permettre à ses proches de lui dire adieu une ultime fois. Pour Antoine Duléry, comme pour beaucoup, cette journée marque la fin d’un chapitre. Plusieurs figures emblématiques des Grosses Têtes ont été également aperçues, profondément attristées, à l’image de Steevy Boulay, Laurent Ruquier, Christine Bravo accompagnée de son mari, Michèle Bernier, Titoff, ou encore Sébastien Thoen et Paul El Kharrat.
D’autres visages familiers du public avaient également fait le déplacement, comme Jean-Luc Reichmann, qui avait partagé la scène avec l’actrice dans la pièce Le Bracelet. Karine Le Marchand, très émue, Arielle Dombasle tenant dans ses bras un bouquet de roses blanches, ou encore Marc-Olivier Fogiel complétaient cette assemblée.