Il est une véritable légende vivante du basket, mais n’allez pas imaginer une seconde que tout lui a été servi sur un plateau d’argent. Aujourd’hui respecté de tous, ses premiers pas outre-Atlantique ont été marqués par des clichés tenaces. Auprès de Konbini, Tony Parker a accepté de faire quelques confidences à ce sujet. Il explique tout d'abord qu’à son arrivée aux États-Unis, il avait un avantage de taille : un père américain qui lui avait déjà décrypté la mentalité locale. Une aide précieuse, car le choc des cultures peut être brutal.
Aux yeux de ses nouveaux coéquipiers, le Français n'était qu'un Européen de plus, avec son lot de stéréotypes assez gênants. "Ils ne respectaient pas les Européens", se souvient-il. Leurs préjugés ? "Ils disaient qu'on était trop soft et qu'on ne prenait pas de douche", ajoute le basketteur. L’ex-mari d’Eva Longoria a dû faire face au cliché du Français fâché avec l’hygiène mais, au lieu de se laisser démonter, il a préféré jouer la carte de l’humour. "Je leur ai montré mon déodorant, je leur ai dit : 'Tu sais, je prends une douche comme tout le monde, je mets mon parfum'", s’est-il souvenu. Une séquence qui n’a pas été immortalisée mais que l’on imagine facilement.
Pour se faire une place auprès des plus grands, l’humour n’est pas toujours suffisant et Tony Parker l’a bien compris. Il a fallu prouver sa valeur par les actes et il n’a pas hésité. L’occasion rêvée s’est présentée dès les premiers entraînements face à un véritable colosse : Kevin Willis, 2,15 m de muscles. Lors d’une action vers le panier, le géant commet une énorme faute sur Tony Parker qui, au lieu de se laisser intimider, explose littéralement. "Je tombe par terre, je me relève, je le pousse, genre je veux me battre avec lui", explique-t-il avant d’admettre qu’il n’avait aucune chance de gagner.
Une fois le message passé, Tony Parker a été convoqué par son coach, imaginant qu’il allait se faire réprimander. Pourtant, c’est tout le contraire qui s’est produit. "J’adore, j’adore", lui a-t-il affirmé, montrant qu’il était ravi de voir son joueur ne pas se laisser faire. Mais pour être réellement accepté par ses coéquipiers, Tony Parker a dû attendre un an. C’est face à Gary Payton, considéré comme l’un des meilleurs meneurs de l’histoire du basket, qu’il a livré une série magistrale. "C’est là, je pense, que mes coéquipiers se sont dit : 'Bon, ok, il est Français, mais je pense que ça va être notre meneur pour le futur'", conclut-il avec fierté.
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