Alors qu’elle vient de publier son troisième roman intitulé ¡Vamos ! aux éditions JC Lattès, Olivia Ruiz s’est confiée dans les colonnes du Parisien sur son rapport à la maternité et au temps qui passe. Au détour d’une déambulation dans les rues de Madrid - là où elle a trouvé refuge pendant trois mois avec sa petite famille, son compagnon Nicolas Preschey et leur fils Nino -, celle que le public a découverte sous les traits de la "femme chocolat" livre une réflexion profonde qui risque de résonner chez de nombreux pères et mères de famille.
Dans ce nouvel ouvrage, l'autrice met en scène Lola, une mère de famille qui décide de tout plaquer pour embarquer son jeune fils dans un road trip autour du monde. Un récit qui, bien que romancé, puise sa source dans les propres angoisses de la chanteuse de 46 ans. "C’est un récit né de la peur intime de partir trop tôt, mais aussi sur le temps qui file", explique-t-elle, avouant que l'écriture a été dictée par cette peur de laisser son propre enfant, Nino, prématurément seul.
Au cœur de son témoignage, Olivia Ruiz partage une statistique qui est bonne à rappeler à tous les parents. "On dit qu’à 15 ans, un enfant a passé 80 % de son temps avec ses parents ! Tout va trop vite et c'est vraiment un des messages de mon roman. Il faut profiter de son enfant", confie-t-elle au quotidien.
C'est d'ailleurs face à ce constat implacable que l'histoire de ses personnages, Lola et Ennio, s'est imposée à elle. Cette prise de conscience souligne l'importance de la présence parentale durant les premières années, ces moments précieux où les liens se tissent avant que l'adolescence ne pousse les enfants vers plus d'indépendance.
Pour Olivia Ruiz, cette nécessité de transmission est devenue une priorité. Celle qui a récemment fêté les 120 dates de sa dernière tournée ressent désormais le besoin de se poser pour savourer le quotidien avec son fils. "Je suis une femme de tribu. Après deux projets consécutifs où j’étais seule capitaine de mon bateau, j’ai envie d’être au service d’un réalisateur, d’un metteur en scène. De ne pas être cheffe", avoue-t-elle. Une manière, sans doute, de s'alléger l'esprit pour mieux se consacrer à l'essentiel : voir grandir Nino et ne rien manquer de ces fameux 80 % de vie partagée.
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