Biographie
- Naissance : 16 août 1948, Neuilly-sur-Seine
- Signe astrologique : Lion
- Résidence : France
Patrick Balkany naît le 16 août 1948 à Neuilly-sur-Seine. Fils de Gyula Balkány, un immigré juif hongrois rescapé d’Auschwitz, et de Gisèle Frucht, issue d’une famille de tailleurs juifs lettons et ukrainiens, il grandit dans un milieu marqué par l’histoire familiale. Son père s’installe en France après la guerre et fonde une entreprise prospère dans le prêt-à-porter, Réty. Patrick Balkany échoue au baccalauréat et rejoint l’entreprise familiale, qu’il gère jusqu’en 1975. Parallèlement, il s’intéresse au cinéma et apparaît dans quelques rôles mineurs.
En 1976, Patrick Balkany épouse Isabelle Smadja, issue d’une famille de commerçants juifs de Tunisie. Le couple a deux enfants : Alexandre, né en 1980, et Vanessa, née en 1976. Isabelle Balkany devient sa première adjointe dans ses fonctions politiques, associant vie familiale et engagements municipaux.
Sa vie privée est émaillée de controverses. En 1996, une ancienne relation porte plainte pour viol et menace avec armes, avant de retirer ses accusations. En 2011, il est accusé de harcèlement sexuel par Marie-Claire Restoux, ancienne championne de judo et ex-suppléante à l’Assemblée nationale. Ces affaires ternissent son image publique.
Patrick Balkany est impliqué dans de multiples affaires judiciaires. En 1996, il est condamné à quinze mois de prison avec sursis pour prise illégale d’intérêts, une décision confirmée en appel l’année suivante.
Le point culminant de ses ennuis judiciaires survient en 2019, lorsqu’il est condamné pour fraude fiscale et blanchiment d’argent à trois ans de prison ferme. Malgré ses recours, sa peine de dix ans d’inéligibilité est confirmée, mettant fin à sa carrière politique. En 2022, il est de nouveau incarcéré pour non-respect des conditions de sa détention à domicile.
En juin 2023, il obtient une relaxe dans une affaire de diffusion d’images compromettantes d’un opposant politique, une rare victoire judiciaire.
Patrick Balkany ne s’est pas distingué par des engagements humanitaires ou associatifs notables en dehors de ses activités politiques. Certaines de ses interventions en Afrique, souvent perçues comme paternalistes, ont mêlé affaires privées et responsabilités publiques, renforçant ses liens avec des personnalités politiques africaines sans pour autant lui valoir une image philanthropique.
Patrick Balkany, figure politique française, a marqué la vie publique en tant que maire de Levallois-Perret et député des Hauts-de-Seine. Après avoir repris l’entreprise familiale, il s’engage en politique au sein du Rassemblement pour la République (RPR). Son parcours est jalonné d’affaires judiciaires, qui ont forgé sa réputation de gestionnaire controversé.
Après un échec électoral en Bourgogne, Patrick Balkany s’implante à Levallois-Perret. Élu maire en 1983, il engage une rénovation radicale de la ville, remplaçant les friches industrielles par des bureaux modernes et des logements haut de gamme. Ces transformations, bien que critiquées, modifient durablement le paysage urbain. Sa gestion entraîne cependant un endettement important de la commune, sans pour autant entraver ses réélections successives.
Condamné en 1997 pour prise illégale d’intérêts, il est déclaré inéligible pour deux ans. Durant cette période, il s’installe à Saint-Martin et se consacre à des activités dans la radiodiffusion. Son retour à Levallois-Perret en 2001 est marqué par une réélection triomphale, alors que son inéligibilité touche à sa fin. Il reprend alors les rênes de la mairie, ravivant les tensions politiques locales.
Dans les années 1990, Patrick Balkany tisse des liens étroits avec plusieurs dirigeants africains lors de missions officieuses. Ses déplacements sur le continent et ses interventions dans des affaires d’État lui valent une attention médiatique particulière. En 2009, il soutient des personnalités controversées, comme le capitaine Moussa Dadis Camara. Impliqué dans des transactions économiques, notamment le rachat de mines d’uranium, il est soupçonné de corruption, ce qui renforce sa réputation d’intermédiaire international.
Entre 2013 et 2020, Patrick Balkany est au cœur de plusieurs procès pour corruption, fraude fiscale et blanchiment d’argent. En 2020, sa condamnation à dix ans d’inéligibilité entraîne la perte de son mandat de maire. Ces affaires, largement médiatisées, illustrent le parcours tumultueux d’un homme politique souvent au centre des scandales financiers.
En 2010, François Bozizé, alors président de la République centrafricaine, lui décerne le titre de Commandeur dans l’ordre du Mérite centrafricain, en reconnaissance de ses relations et contributions sur le continent africain.
Dernières actualités
player2
player2








player2
player2
player2
player2
player2
player2