Aux commandes de sa propre émission quotidienne entre 12h et 14h sur CNews la saison dernière, mais aussi de l'interview politique diffusée en simultané dans les matinales de CNews et d'Europe 1, Sonia Mabrouk a pris la décision de quitter le groupe Canal+ il y a quelques mois. Celle qui a récemment mis au monde son deuxième enfant a choisi de démissionner pour protester contre la décision des dirigeants de CNews de maintenir Jean-Marc Morandini à l'antenne malgré sa condamnation définitive pour corruption de mineur. Au final, l'animateur a choisi quelques semaines plus tard de se retirer lui-même de l'antenne. Depuis la rentrée, il produit en coulisses une nouvelle émission quotidienne diffusée entre 13h et 15h sur CNews.
De son côté, Sonia Mabrouk a rejoint les rangs de BFMTV, où elle incarne depuis le lundi 24 août 2026 une émission quotidienne programmée du dimanche au jeudi entre 19h et 21h. Cependant, la nouvelle recrue de la chaîne info est déjà dans le viseur de la Société des journalistes de BFMV (SDJ) en raison du choix de ses premiers intervenants, qui officiaient régulièrement sur l'antenne de CNews par le passé. "Il n’est pas question que notre chaîne d’informations devienne sur cette émission une pâle copie d’une chaîne d’opinion, et nous resterons très attentifs à cela, alors que nous entrons en période présidentielle", a notamment écrit la SDJ de BFMTV dans un communiqué. Sonia Mabrouk a décidé de répondre à ces critiques durant son interview face à Benjamin Duhamel dans la matinale de France Inter le jeudi 27 août 2026.
"Je préfère toujours l’attention à l’indifférence. Je préfère les conversations franches à la couardise. Je ne suis pas la première à avoir un communiqué de la SDJ [...] Cela arrive à des journalistes. [...] J’entends tout ce qui est dit. J’entends aussi ce qui est dit par une grande partie de la rédaction des journalistes de BFMTV et qui saluent ces premiers pas. Trois soirs quand même, c’est un court bilan", a premièrement lancé l'ancien visage emblématique de CNews. "Il y a quelques semaines, avant d’intégrer cette belle rédaction, sans tout dévoiler des discussions que j’ai pu avoir, un patron du service public est venu me voir pour me faire la proposition de rejoindre le service public. Il est venu à plusieurs reprises. Je parle de la télévision. Je n’ai pas vu en lui poindre l’inquiétude de 'CNewiser' le service public", a-t-elle ensuite ajouté.
"Je crois qu’il a souligné plutôt une journaliste rigoureuse et de qualité. Donc, il ne s’agissait pas de 'CNewiser' le service public, comme il ne s’agit pas de 'CNewiser' BFM. Et comme il ne s’agit pas, j’entends parfois, que je sois 'BFMisée'. Je ne sais pas ce que c’est. J’ai la faiblesse de croire que j’essaie de faire bien mon métier, comme vous autour de cette table", a également précisé celle qui a partagé la vie du chef cuisinier Guy Savoy durant plusieurs années. "Que ce soit sur CNews, que ce soit sur BFM, que ça aurait pu être sur le service public, si évidemment, j’avais accepté cette proposition, je compte porter le fer dans la plaie avec toujours des invités différents pour y répondre. Il n’y a pas de question taboue, en réalité. Moi, le seul intérêt, c’est de faire vivre un débat démocratique, d’avoir une conversation saine, d’avoir des échanges féconds. C’est le plus important. Quand il y a des propos qui sortent du cadre, dans le cadre de mon émission, je joue mon rôle de garde-fou", a finalement conclu Sonia Mabrouk.