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Al Schmitt étoilé à Hollywood, devant les amoureux Richie Sambora et Orianthi

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Al Schmitt inaugurait le 13 août 2015 son étoile sur le Hollywood Walk of Fame, à Los Angeles.
Plus de 20 Grammy Awards, plus de 150 disques d'or ou de platine, et des collaborations avec ce qui se fait de plus culte, d'Henry Mancini et Sam Cooke à Paul McCartney et Bob Dylan... Ça méritait bien une petite étoile sur le boulevard des stars !

55 ans dans l'élite de la musique, ça conserve... et ça mérite le respect. A 85 ans, la bonne étoile d'Al Schmitt brille encore un peu plus fort : fringant et très élégant en costume écrit, l'incontournable ingénieur du son et producteur originaire de New York s'est fait une place sur le Hollywood Walk of Fame, à Los Angeles, où il inaugurait jeudi 13 août 2015 son étoile, juste devant le siège de Capitol Records, avec qui il a tant collaboré. Une distinction prestigieuse de plus dans une carrière exceptionnelle.

Annoncé en juin 2014 au sein d'une promotion de 30 personnalités comprenant également Jennifer Garner, Christoph Waltz, Melissa McCarthy, Will Ferrell, Sofia Vergara, Daniel Radcliffe, Jim Parsons ou encore le producteur des Simpson James L. Brooks, mais aussi, dans le monde de la musique, Pharrell Williams et Kool & The Gang, Al Schmitt a reçu son étoile sur Hollywood Boulevard en compagnie notamment d'un autre immense producteur, Don Was (Rolling Stones, Bob Dylan, mais aussi... Rester Vivant, 49e album de Johnny Hallyday) et Joe Walsh, guitariste des Eagles (ce qui lui vaut de figurer depuis 1998 au Rock and Roll Hall of Fame). Au premier rang du public convié pour faire honneur à cette légende de la musique figuraient également deux autres guitaristes de renom : Richie Sambora (ex-Bon Jovi... et ex-mari de l'actrice Heather Locklear) et sa jeune compagne Orianthi, qui préparent un album ensemble.

La chanteuse de jazz Natalie Cole, fille de Nat King Cole, et l'ex-Beatle Paul McCartney, dans l'incapacité d'assister à la cérémonie, avaient transmis chacun un communiqué, que Leron Gubler, président de la Chambre de Commerce d'Hollywood, s'est fait un plaisir de lire, désignant par ailleurs le 13 août comme "le Jour Al Schmitt" à Hollywood. Al Schmitt avait oeuvré comme ingénieur du son et mixeur pour Still Unforgettable (Cole) et Kisses on the Bottom (McCartney), tous deux récompensés par le Grammy Award du meilleur album de jazz vocal, respectivement en 2008 et 2012.

Genius...

Al Schmitt avait débuté dans le milieu, après avoir servi dans la Marine des Etats-Unis, dans les studios New Apex, avant de partir pour Los Angeles et d'y travailler chez Radio Recorders sur le boulevard Santa Monica puis chez RCA à Hollywood. Il était un peu prédestiné, ayant travaillé dès l'âge de 7 ans auprès d'un oncle employé par Brunswick Records. Au tout début des années 1960, le jeune ingénieur du son intervient ainsi sur les albums d'Henry Mancini, Ike et Tina Turner, Cal Tjader ou encore Sam Cooke ("magique", se souvient-il), ainsi que sur des bandes originales de film (Moon River, sur laquelle il oeuvra comme ingé son, et l'album associé glanèrent deux Grammy Awards mais aussi l'Oscar de la meilleur chanson en 1961 pour Breakfast at Tiffany's, et il décrocha son premier Grammy Award grâce à Hatari! d'Henry Mancini).

Ses débuts, Al les a racontés de manière touchante au travers d'une anecdote du genre de celles qui font le sel d'une carrière comme la sienne : "La première session que j'ai faite, s'est-il remémoré jeudi en préambule de son discours, c'était pour Mercer Records, avec le Duke Ellington Orchestra. C'est arrivé par hasard, je n'étais même pas censé être là, mais j'étais le seul dans le studio. J'étais tellement intimidée ; je n'étais pas préparé à ÇA. Duke Ellington s'est assis à côté de moi, m'a regardé dans les yeux, et il a compris que je n'étais pas loin de mourir. Alors, il m'a donné une petite tape sur le genou, m'a souri et a dit : "Ne t'inquiète pas, fiston, on va s'en sortir."

En 1966, il s'établit à son compte et commence fort en produisant quatre albums des rockeurs de San Francisco de Jefferson Airplaine, puis pour Neil Young et Al Jarreau dans les années 1970.

Collaborateur régulier du producteur Tommy LiPuma, référence du jazz, Al Schmitt mis ses talents au service de vedettes telles que Diana Krall, Sammy Davis, Jr., Natalie Cole, Thelonious Monk, Elvis Presley, Frank Sinatra, Tony Bennett... Son travail d'ingénieur du son et au mixage pour Genius Loves Company, ultime album, posthume, de Ray Charles, lui valut cinq Grammy Awards (l'album, culte, en rafla huit). Madonna, Céline Dion et Michael Jackson font également partie des nombreux artistes à avoir bénéficié de son expertise, tout comme Bob Dylan, au dernier album duquel il collabora - Shadows in the Night, sorti en janvier dernier. Dylan a d'ailleurs déjà réservé ses services d'orfèvre du son - un perfectionniste qui s'émeut de la qualité désastreuse des morceaux distribués en digital - pour son prochain album.

Récompensé en 2006 par un Lifetime Achievement Grammy Award pour l'ensemble de son oeuvre, Al Schmitt était fait en septembre dernier docteur honoris causa du prestigieux Berklee College of Music. Et c'est pas fini !

G.J.

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